Tanzanie : Des panneaux solaires alimentent un moulin (Trust)

| mai 9, 2016

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Récemment, les activités de Samwel Nyakalege ont reçu un grand coup d’accélérateur, et ce, grâce au soleil.

L’homme de 33 ans possède un moulin à Bwisya, un village de l’île d’Ukara sur le lac Victoria, et il profite des avantages qu’offre un projet d’énergie solaire. Le moulin de M. Nyakalege écrase du mil, du maïs, du riz et du haricot. Mais le coût élevé du carburant pour son groupe électrogène qui fonctionne au diesel fait qu’il lui est difficile d’engranger des bénéfices.

M. Nyakalege explique : « Avant, j’achetais le litre de diesel à 3 000 shillings tanzaniens [environ 1,40 $US], et il me fallait au moins 50 litres chaque semaine pour faire fonctionner le groupe. Mon activité peinait à grandir. »

Cependant, avec le soutien de JUMEME, l’avenir semble plus radieux pour l’entreprise. JUMEME est une société d’électricité rurale qui bénéficie de l’appui du gouvernement. La société ravitaille plusieurs habitants et entreprises de l’île d’Ukara en énergie solaire.

Grâce à l’énergie solaire, M. Nyakalege peut désormais exploiter ses trois moulins en même temps. Sa clientèle est passée à 600 personnes par jour, et il a trois employés qui l’aident.

Il déclare : « L’énergie solaire est une bénédiction pour nous, car nous pouvons maintenant servir plus de clients plus rapidement et [plus] efficacement. »

Il ajoute : « Je ne dépense rien pour acheter le diesel. Mes moteurs fonctionnent très bien avec l’électricité solaire. »

L’activité soutenue signifie que l’homme marié et père de quatre enfants aura plus de revenus. Actuellement, il gagne en moyenne 400 000 shillings tanzaniens par jour (environ 180 $US), comparativement aux recettes de moins de 100 000 shillings tanzaniens (environ 45 $US) qu’il gagnait avant.

Avant l’arrivée de l’énergie solaire, l’exploiter d’une société coûtait cher à Ukara, car l’île n’était pas connectée au réseau électrique. N’ayant pas les moyens de faire moudre leurs grains dans des moulins alimentés au diesel, les agriculteurs devaient souvent leur manioc et leur maïs à la main.

JUMEME a l’intention de ravitailler près de 2 000 ménages et plus de 200 entreprises en électricité d’origine solaire à Ukara, et jusqu’à un million de Tanzaniens vivant en milieu rural d’ici 2022.

À Bwisya, une centrale d’énergie hybride exploite surtout l’énergie solaire et une réserve de batteries pour répondre aux besoins de 250 clients. D’ici la fin de 2016, tous les villages d’Ukara seront connectés à cette mini centrale. Les clients paieront les frais d’installation par tranche et devront payer d’avance pour avoir l’électricité.

Hamisi Bujeje a hâte d’avoir la nouvelle source d’énergie qui permettra à son entreprise de menuiserie de générer des bénéfices. Enfant, l’homme de 30 ans aidait son père à fabriquer des pirogues et des dhows, mais il a eu des difficultés avec son entreprise qu’il a créée en 2011.

Il explique : « Mes affaires ne marchaient pas très bien à cause du manque d’électricité. Je supportais d’énormes coûts d’exploitation. Je parcourais 29 kilomètres pour me rendre à l’île la plus proche de Nansio afin d’avoir l’électricité et faire réparer certaines pièces. »

Mais, maintenant, grâce à cette énergie très bon marché, M. Bujeje peut agrandir son entreprise.

Pour lire l’intégralité de l’article duquel provient cette histoire intitulée « Des panneaux solaires alimentent la forte augmentation des activités, et pas seulement les ampoules », cliquez sur : http://news.trust.org/item/20160419141012-rf3lx

Crédit photo: TRF/Kizito Makoye