admin | février 1, 2021
La nouvelle de cette semaine en provenance de la Gambie parle des risques que comportent les températures chaudes pour les mères et leurs bébés. Notre nouvelle de la semaine reprend le thème de la santé maternelle et infantile.
Seulement près d’un tiers des femmes enceintes au Burkina Faso effectuent les huit visites prénatales que l’Organisation mondiale de la Santé recommande. Plus de deux pour cent risquent de mourir pendant leurs années reproductives dans le pays pour des problèmes liés à la maternité.
On pense que les causes obstétricales directes sont à la base d’environ 80 % des décès maternels dans le pays, et le taux de mortalité maternelle était estimé à 341 pour 100 000 en 2010. Jusqu’à deux tiers des décès maternels se produisent parfois hors de centres de santé à cause de l’identification tardive des risques, du transport tardif dans une structure sanitaire, ou à la maison à la suite d’un accouchement.
La qualité et l’utilisation des services de santé doivent être améliorées au Burkina Faso, y compris les soins obstétricaux. Il existe des défis majeurs relatifs aux difficultés de transport vers les centres de santé, au manque de connaissances des risques qu’implique la grossesse, aux pratiques socioculturelles, à la capacité réduite des femmes de prendre des décisions concernant leur propre santé, la qualité des services de santé, ainsi qu’à la perception des populations selon laquelle les services sont de mauvaise qualité.
Le présent texte radiophonique porte sur la santé maternelle, les principales causes de la mortalité maternelle et l’implication des hommes dans le déroulement de la grossesse. Pour en parler, nous avons interviewé des sages-femmes et des maïeuticiens, des spécialistes en santé maternelle et infantile, des pères, des mères et des femmes enceintes.