Ratego Radio touche les auditeurs en traduisant les spots radiophoniques sur le COVID-19 en langue locale

| août 31, 2020

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David Bondo, 32 ans, est le directeur de Ratego Radio, une station communautaire basée dans le comté de Siaya, au Kenya. Monsieur Bondo supervise la production à la station qui a commencé à émettre en avril 2019.

Comme pour plusieurs stations, le COVID-19 crée des difficultés particulières à Ratego Radio. La plus importante que monsieur Bondo fut de trouver les moyens à utiliser pour communiquer efficacement avec les auditeurs(rices) concernant le COVID-19.

En mi-juin, monsieur Bondo commença à traduire des spots de Radios Rurales Internationales sur le COVID-19 dans la langue locale dholou. Monsieur Bondo a traduit un total de 13 spots. Il diffuse chaque spot 10 à 20 fois par jour.

Parmi tous les spots, monsieur Bondo affirme que ceux qui parlent des mythes, de la désinformation et des fausses nouvelles sont les plus demandés. Selon lui, ces spots lui donnent vraiment l’espoir qu’on peut parvenir facilement à bout du COVID-19 pourvu que les gens respectent les pratiques de santé publique prouvées comme la distanciation sociale et le lavage des mains.

D’autres spots permettent d’expliquer ces pratiques et encouragent l’auditoire à les appliquer quotidiennement. Par-dessus tout, déclare-t-il, les spots mettent l’accent sur « l’importance d’utiliser les messages du gouvernement et l’Organisation mondiale de la Santé … et de ne pas propager de rumeurs, » ce qui selon monsieur Bondo peut générer plus de cas de COVID-19.

Le spot #11 parle de la stigmatisation et la discrimination auxquelles sont exposées les personnes testées positives au COVID-19. Tout comme les rumeurs, la stigmatisation est dangereuse. En effet, elle empêche d’autres personnes de faire les tests de dépistage et chercher à se faire soigner, déclare monsieur Bono. Vous pouvez trouver et écouter une vidéo du spot, tel qu’il a été traduit et enregistré par monsieur Bondo. Notez que le sous-titrage ne correspond pas toujours exactement à l’audio.

Monsieur Bondo admet que la traduction nécessite un certain travail. Bien qu’il parle couramment anglais et dholou, monsieur Bondo affirme qu’il était parfois difficile de trouver les bons mots pour les spots.

Il déclare : « Il m’arrivait d’utiliser plus de mots pour décrire une chose [en dholou] alors que celle-ci n’avait un seul mot en anglais. »

Mais cela en valait la peine. Aux dires de monsieur Bondo, la diffusion des spots dans une langue locale permet aux auditeurs(rices) d’avoir une « connaissance approfondie » des informations relatives au COVID-19.

Il déclare « Il est très facile pour tout le monde de comprendre sa première langue, sa langue maternelle … comparativement aux langues étrangères qui sont l’anglais, le swahili, le français et toute autre langue. »

Il ajoute que, lorsque les auditeurs(rices) ont les bonnes informations dans leurs langues préférées, ils/elles sont moins enclins à croire aux mythes, aux rumeurs et à la désinformation.

De même que les auditeurs(rices), les spots ont profité également à Ratego Radio. Monsieur Bondo déclare : « Depuis que nous avons commencé à proposer régulièrement ces messages sur nos antennes, notre cote d’écoute augmente sans cesse. »

La popularité grandissante observée récemment a motivé monsieur Bono et le personnel de Ratego Radio à continuer à produire eux-mêmes des spots, en s’inspirant des renseignements provenant des autorités sanitaires.

Sans ces spots de Radios Rurales Internationales, monsieur Bondo raconte que sa station aurait été fortement dépendante des informations du gouvernement qui sont moins axées sur les mesures de prévention et plus sur les statistiques de nouveaux cas et les guérisons. Celles-ci sont importantes, déclare monsieur Bondo, mais elles ne sont pas aussi utiles à l’auditoire comme le sont les conseils.

Sur la base de son expérience réussie, monsieur Bondo encourage les autres radiodiffuseurs(euses) à traduire les spots en langues locales et à les diffuser régulièrement.

Il déclare : « Ils doivent considérer ces choses comme [faisant partie de leur] travail. Si nous n’informons pas le public, plus de gens seront infectés [par le COVID-19] … Si plusieurs savent ce qu’ils/elles doivent faire et comment le faire, alors le monde changera. »

Vous pouvez lire les spots radiophoniques de RRI sur le COVID-19 ici.