Le concours du « Meilleur mari » : Encourager les hommes à s’impliquer dans la santé des mères et des enfants

| septembre 14, 2020

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Trente candidat(e)s voulaient participer au concours du « Meilleur mari » à Koudougou, dans la région du Centre-ouest du Burkina Faso. Pour recevoir ce titre symbolique, les candidat(e)s devaient répondre à des questions concernant la façon dont un homme pourrait soutenir sa conjointe ou sa partenaire de vie en matière de santé maternelle et infantile.

Le concours du « Meilleur mari » était l’idée de Radios Rurales Internationales. Il a été conçu comme une activité divertissante pour sensibiliser la population par rapport au rôle des hommes dans la santé maternelle, néonatale et infantile. Pour y participer, les concurrent(e)s se sont inscrit(e)s auprès des radios. Un jury de présélection s’est rendu dans les familles des concurrents pour les interroger avant de choisir les candidat(e)s définitifs. La dernière manche du concours s’est tenue en public sous forme de « jeu public. »

Ce format radiophonique est unique au Burkina Faso. Organisé sous forme d’événement communautaire, toute la population s’y réunit pour discuter d’un sujet important. (*Note : Cette activité s’est déroulée avant la pandémie du COVID-19, mais, aujourd’hui, il faudrait apporter quelques modifications pour qu’elle puisse se tenir.)

Durant le jeu public, des questions sont posées aux participant(e)s pour choisir le/la gagnant(e) du jeu. Bien que les jeux publics soient des événements qui se déroulent en direct, ils peuvent être diffusés sur les ondes pour toucher un plus grand auditoire. Le concours du « Meilleur mari » a été diffusé sur Radio Palabre, un partenaire de Radios Rurales Internationales à Koudougou.

Kabore Pidi Arouna est cultivateur et réparateur de vélo à Doulou, un village situé à 12 kilomètres de Koudougou. Il est marié, père de neuf enfants, et figurait parmi les concurrent(e)s.

Il pleuvait le jour de la finale et monsieur Arouna était parmi les trois finalistes. Il a bien répondu aux questions pendant le jeu-questionnaire final. Comme dernier défi, il lui a été demandé de composer une chanson pour sensibiliser les gens sur la santé maternelle, qu’il a chantée pendant la diffusion en direct.

À la fin, il était le gagnant.

Content du résultat, il déclare : « J’ai décidé de participer au concours du « Meilleur mari » pour m’informer et apprendre davantage sur la santé de la mère et de l’enfant. »

Monsieur Arouna est reconnu à Doulou comme un leader communautaire. « Je m’intéressais aux questions de la santé des mères et des enfants bien avant le concours, » déclare-t-il. « J’ai la conviction que si tout le monde avait la bonne information, nous connaîtrions dans notre communauté un climat social apaisé. »

Il affirme que le concours du « Meilleur mari » est une bonne idée, car il permet aux concurrent(e)s et aux auditeurs(rices) d’évaluer leurs connaissances sur le sujet, et les personnes qui n’accordent pas d’importance à la santé des mères et des enfants pourraient commencer à changer de mentalité.

Quand monsieur Arouna est retourné à Doulou avec le titre de « Meilleur mari » et le vélo qu’il a reçu comme premier prix, tout le monde ne parlait que de ça. Certains jeunes lui posent maintenant des questions pour mieux apprendre de lui. Il considère qu’une de ses attributions en tant que leader communautaire, c’est de sensibiliser aussi bien ses pairs que les jeunes à s’impliquer plus dans la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. C’est une noble responsabilité, dit-il.

Monsieur Arouna réunit régulièrement 12 jeunes de sexes différents et de différents horizons pour discuter de la santé maternelle et infantile. Les jeunes sont plus intéressés qu’avant surtout grâce à la radio qui est un outil essentiel pour la sensibilisation de masse, selon monsieur Harouna.

Il a proposé que le concours du « Meilleur mari » soit organisé dans tous les villages afin d’attirer l’attention de la population sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Cette histoire a été initialement publiée sur les sites Web de Radios Rurales Internationales et elle décrit le travail que l’organisation fait dans le cadre du Programme d’amélioration de la santé des mères et des enfants – phase 2 (PASME 2), mis en œuvre par l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) avec l’appui financier d’Affaires mondiales Canada. Pour en savoir plus sur le travail de Radios Rurales Internationales, cliquez sur : https://farmradio.org/fr/nouvelles/.