admin | février 14, 2025
Nouvelle en bref
Dans des localités rurales du Zimbabwe, une ONG espère garder les filles à l’école grâce aux bicyclettes. Dans cette région, plusieurs enfants, notamment les filles, abandonnent l’école en raison des longues distances qu’ils doivent parcourir. Rejoice Muzamani, une élève de 7e année, parcourait jusqu’à 20 kilomètres par jour, arrivait épuisée et avait du mal à suivre les cours. Mademoiselle Muzamani explique que : « Même si je me réveillais tôt, il m’était difficile d’arriver à l’heure à cause des travaux ménagers. » Après avoir reçu une bicyclette, elle arrive désormais à l’heure à l’école et a plus d’énergie pour apprendre. Selon les spécialistes, les solutions de mobilité comme celle-ci permettent aux filles de poursuivre leurs études, ce qui réduit les taux d’abandon scolaire et de mariages forcés.
Au Zimbabwe, les longues distances qui séparent les domiciles de l’école en milieu rural empêchent plusieurs enfants d’assister régulièrement au cours. Rejoice Muzamani, une élève de la classe de 7e, au sud-est du Zimbabwe, parcourait jusqu’à 20 kilomètres chaque jour pour se rendre à l’école, et elle arrivait souvent épuisée et peinait à rentrer à la maison avant la tombée de la nuit. Non seulement, le trajet était fatigant, mais dangereux, outre le risque d’une rencontre avec une bête sauvage en chemin. Cependant, depuis qu’elle a reçu une bicyclette en début 2021, elle parcourt maintenant les chemins de terre étroits plus facilement et a plus d’énergie pour se concentrer sur ses études.
Depuis son lancement en 2009, le programme World Bicycle Relief a offert plus de 60 000 vélos à des élèves du Zimbabwe. Cette initiative vise principalement à faciliter le maintien à l’école des enfants, notamment les jeunes filles, et à favoriser la poursuite de leurs études supérieures.
Mademoiselle Muzamani vit avec sa grand-mère et affirme que c’est sa bicyclette qui lui permet d’être à l’heure et de se concentrer sur ses études. Depuis qu’elle a son vélo, mademoiselle Muzamani arrive à suivre ses cours sans contraintes de temps et, après la fin de ses études secondaires, elle compte étudier la comptabilité à l’université.
Suivant les traditions zimbabwéennes, les filles ont d’autres responsabilités ménagères, telles que la cuisine et le ménage, qui prennent beaucoup de temps et d’énergie. Mademoiselle Muzamani déclare : « J’étais souvent en retard et je ratais les cours. Même si je me réveillais tôt, il m’était difficile d’arriver à l’heure à cause des travaux ménagers. » Désormais, grâce à sa bicyclette, elle ne rate aucun cours et elle peut respecter son emploi du temps, et prendre le temps de faire ses devoirs et ses travaux ménagers.
Faith Machavi est une élève du secondaire d’une autre région du Zimbabwe, qui vit les mêmes luttes que mademoiselle Muzamani. Mademoiselle Machavi déclare : « Certaines de mes camarades ont abandonné ou se sont mariées tôt à cause des longues distances qu’elles devaient parcourir pour se rendre à l’école. » Épuisée par les longs trajets et la recherche d’un équilibre avec les corvées ménagères, mademoiselle Machavi a failli abandonner ses études et son rêve de devenir avocate.
Cependant, en 2022, elle reçut un vélo de World Bicycle Relief pour moins de 5 $ US. Grâce à cela, elle n’a plus raté de cours et a pu trouver un équilibre entre le respect de l’horaire et la réalisation de ses tâches ménagères.
Maxim Murungwen est spécialiste en droits des enfants. À ses dires, l’initiative des bicyclettes permet aux jeunes filles de gérer elles-mêmes leur temps et les aide à planifier, sachant qu’elles peuvent se déplacer au sein de leurs communautés.
En 2022, le président Emmerson Mnangagwa a promulgué la Loi sur les mariages qui interdit le mariage des mineures de moins de 18 ans. Cette nouvelle loi a été promulguée, en vue d’atténuer les répercussions du mariage des enfants, y compris l’abandon scolaire et les grossesses précoces. Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, au Zimbabwe, une femme sur trois est mariée avant l’âge adulte, et plus d’une adolescente sur cinq a un enfant. L’initiative des bicyclettes permet aux filles d’éviter les mariages précoces, et de poursuivre des études supérieures.
Madame Murungweni continue d’encourager le gouvernement et les partenaires de développement à intensifier les initiatives comme celle-ci, en vue d’aider les enfants et les filles marginalisées à accéder à l’éducation par l’amélioration de leur mobilité.
La présente nouvelle est inspirée d’un article écrit par Farai Shawn Matiashe pour Interpress News Service, et intitulé « In Zimbabwe’s Rural Areas, Bicycles Keep Girls in School. » Pour lire l’intégralité de l’article, cliquez sur : https://www.ipsnews.net/2024/10/in-zimbabwes-rural-areas-bicycles-keep-girls-in-school/