Michael Njobvu | juin 19, 2026
Nouvelle en bref
Des agriculteurs et des agricultrices du district de Nalolo, en Zambie, améliorent la fertilité des sols, augmentent le rendement des cultures et renforcent la résilience au changement climatique grâce aux exploitations agricoles qui intègrent l’élevage aux cultures. Cette réorientation a été favorisée par des émissions de radio diffusées par Oblate Radio Liseli en partenariat avec MISA Zambia et le projet « À l’antenne pour des solutions fondées sur la nature inclusives du genre » de Radios Rurales Internationales. À travers ces émissions se rapportant à des pratiques agricoles durables, telles que le déplacement des enclos à bétail, l’utilisation du fumier et la gestion des résidus de cultures, les agriculteurs et les agricultrices dépendent moins des engrais chimiques désormais, réduisent leurs coûts de production et assurent une meilleure sécurité alimentaire et de meilleurs revenus pour leurs familles.
Pendant plusieurs années, les agriculteurs et les agricultrices du district de Naolo, dans la province de l’Ouest, en Zambie, utilisaient beaucoup les engrais chimiques et le labour intensif. Même si ces méthodes occasionnaient parfois de bonnes récoltes, elles favorisaient également la dégradation des sols, la baisse de la productivité et la hausse des coûts de productivité, compliquant ainsi l’agriculture pour plusieurs ménages.
Aujourd’hui, des agriculteurs et des agricultrices intègrent cependant l’élevage à l’agriculture. Ils améliorent ainsi la fertilité des sols, accroissent les revenus familiaux et renforcent leur résilience au changement climatique.
Les émissions de radio d’Oblate Radio Liseli produites en partenariat avec MISA Zambia, grâce au soutien de Radios Rurales Internationales dans le cadre du projet « À l’antenne pour des solutions fondées sur la nature inclusive du genre » (SfN) encouragent largement cette transformation.
Dans le cadre du projet SfN, MISA Zambia travaille avec des agriculteurs et des agricultrices du district de Nalolo, afin de promouvoir des pratiques agricoles durables en utilisant la radio comme le principal moyen de partage des connaissances. Les émissions d’Oblate Radio Liseli portent sur l’adaptation au changement climatique, la conservation de la biodiversité et les techniques agricoles pratiques que les agriculteurs et les agricultrices peuvent appliquer au moyen de ressources locales. L’objectif est de renforcer l’action communautaire par la promotion de solutions inclusives, locales et sensibles au genre qui améliorent les moyens de subsistance tout en protégeant l’environnement.
Grâce aux témoignages, aux discussions et aux démonstrations pratiques diffusés à la radio, les agriculteurs et les agricultrices ont découvert la pratique de l’élevage intégré à l’agriculture, y compris les pratiques, telles que le déplacement des enclos à bétail, l’utilisation du fumier, la gestion des résidus de cultures et les bonnes méthodes de plantation. Ces pratiques favorisent la préservation de la fertilité des sols, réduisent la dépendance aux engrais chimiques et améliorent la productivité de façon durable.
Par exemple, le déplacement des enclos à bétail consiste à garder le bétail sur une partie du champ pendant une courte période, afin que son fumier enrichisse le sol, avant de le déplacer vers un autre endroit du champ.
Madame Likando Mateyana, une agricultrice du village de Lifelo, dans la région de Nanjucha, a expliqué que ces nouvelles méthodes agricoles sont abordables et adaptées même pour les agriculteurs et aux agricultrices âgés ou à ceux qui disposent de ressources limitées. Elle a précisé que les agriculteurs et les agricultrices qui ne possèdent pas de bétail peuvent ramasser la bouse de vache séchée dans les zones de pâturage et l’utiliser comme engrais lors des semis. Cette pratique améliore plus la fertilité des sols et permet d’obtenir de meilleurs rendements que si l’on comptait uniquement sur les engrais chimiques.
Les agriculteurs et les agricultrices affirment que l’amélioration des rendements est l’un des changements les plus importants qu’ils ont constatés depuis l’adoption de l’agriculture intégrée. Mwala Namukolo a expliqué qu’après avoir suivi les conseils donnés dans l’émission de radio, les agriculteurs et les agricultrices ont commencé à planter une ou deux graines par trou au lieu de cinq, et à enfouir les résidus de culture pour améliorer la fertilité des sols. En conséquence, les rendements ont augmenté et les familles peuvent désormais produire suffisamment de nourriture pour toute l’année. Il a ajouté que les connaissances partagées à la radio ont donné aux agriculteurs et aux agricultrices la certitude que l’avenir de leur communauté serait meilleur qu’auparavant.
Les parties prenantes du secteur agricole qui collaborent avec les agriculteurs et les agricultrices constatent également les changements qui s’opèrent au sein des communautés. Levy Akushanga Masheke est coordinateur au sein de l’Association des agriculteurs du district de Mongu, qui les encourage à revenir aux pratiques agricoles traditionnelles, notamment l’utilisation du fumier animal pour améliorer la fertilité des sols. Il a expliqué que l’association apportait un soutien technique aux agriculteurs et aux agricultrices par le biais d’émissions de radio. Il se réjouit de constater que plusieurs reprennent désormais des pratiques agricoles intégrées, notamment l’utilisation du fumier pour enrichir leurs sols et améliorer leur productivité.
Monsieur Masheke a ajouté que les résultats obtenus par ceux et celles qui pratiquent l’agriculture intégrée sont visibles et impressionnants, car les rendements sont bons et les produits sont biologiques et propres à la consommation. Il s’est réjoui de l’évolution positive observée dans le comportement des agriculteurs et des agricultrices d’exploitations familiales, soulignant qu’ils sont plus nombreux à adopter désormais des pratiques agricoles intégrées. Il les a encouragés à continuer d’adopter et de mettre en œuvre ces méthodes agricoles intégrées, qui ont fait leurs preuves en termes d’efficacité et de durabilité depuis de nombreuses années.
L’adoption de pratiques agricoles intégrées aide également les communautés à s’adapter au changement climatique. Les agriculteurs et les agricultrices affirment que l’utilisation du fumier, des résidus de culture et des méthodes de plantation adaptées permet au sol de conserver son humidité, ce qui est essentiel en période de sécheresse. En réduisant leur dépendance envers les intrants coûteux, les agriculteurs et les agricultrices sont moins touchés par l’inflation des prix des engrais.
