Tanzanie : Transformer des déchets en éléments nutritifs fertilisants et en énergie

| octobre 11, 2024

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Nouvelle en bref

Dans le village d’Halla, en Tanzanie, l’agriculteur de 67 ans Paulo Joseph Qwendo a adopté des pratiques agricoles innovantes pour remédier aux conditions météorologiques changeantes du climat semi-aride. Il transforme les déchets en éléments nutritifs fertilisants pour augmenter sa production et en énergie. Il cultive des bananes, du maïs et du haricot sur son exploitation de 10 acres, et utilise la bouse et l’urine des vaches pour faire du compost riche en éléments nutritifs. Les déchets sont mélangés aux résidus de cultures et mis à décomposer pour obtenir un compost organique riche. Grâce au soutien financier d’une ONG, Il a également installé un système de biogaz qui fournit de l’énergie propre pour la cuisine tout en réduisant les émissions.

Au cœur du village d’Halla, dans la région de Manyara, au nord de la Tanzanie, Paulo Joseph Qwendo, un agriculteur de 67 ans, a adopté des pratiques agricoles innovantes pour assurer la survie et la prospérité de sa famille. Manyara a un climat semi-aride et vit d’importants changements au niveau des conditions météorologiques, qui compliquent l’agriculture traditionnelle.

L’exploitation agricole de monsieur Qwendo a une superficie approximative de 10 acres, où il produit diverses cultures, notamment des bananes, du maïs et du haricot. Il utilise des produits résiduaires, comme la bouse et l’urine de vache, pour rendre son sol plus fertile et produire de l’énergie propre.

Son aventure de transformation des produits résiduaires commença en 2006 lorsqu’il participa à un programme de formation du FIDE, ou Foundation for Integrated Development and Education. Cette formation lui ouvrit les yeux sur la possibilité d’utiliser comme de précieuses ressources la bouse et l’urine de vache, qu’il considérait avant comme des déchets.

Monsieur Qwendo déclare : « J’ai commencé mon aventure avec des éléments naturels qui peuvent sembler modestes : des semences améliorées de bananes locales, de la bouse et de l’urine de vache. » Il utilise la bouse et l’urine de vache pour faire un compost riche en éléments nutritifs qui améliore la fertilité du sol. Il explique : « Le processus de compostage consiste à mélanger le fumier avec des résidus de cultures et à les laisser se décomposer pendant quelque temps, afin d’obtenir un engrais organique riche qui va augmenter le rendement des cultures. »

Outre l’amélioration de la santé des sols, monsieur Qwendo a installé un système de biogaz sur son exploitation. Ce système capte le gaz méthane provenant de la décomposition de la bouse et de l’urine de vache, qui leur sert de source d’énergie propre pour la cuisine. Il déclare : « En recueillant le gaz de méthane qui autrement se serait évaporé dans l’atmosphère, mon système de biogaz permet de contrôler les émissions. C’est une victoire pour l’environnement et ma communauté. »

Monsieur Qwendo s’est procuré son système de biogaz grâce à une subvention de 1 800 000 shillings (720 $ US) de la FIDE. L’organisation lui a offert une assistance technique et une formation, s’assurant ainsi qu’il pourrait gérer et entretenir efficacement son système de biogaz. Monsieur Qwendo déclare : « Quand j’ai reçu la subvention, j’avais l’impression d’avoir reçu une bouée de sauvetage. J’ai su que c’était l’occasion pour moi de transformer mon exploitation et l’avenir de ma famille. »

L’épouse de monsieur Qwendo, Brigita William, constate également les avantages de ces pratiques. Avant, elle devait parcourir de longues distances pour aller chercher du bois de chauffe, une tâche qui était aussi bien risquée qu’épuisante. Maintenant, grâce au système de biogaz, elle a une source de combustible fiable et sûr.

Le biogaz offre d’autres avantages, car le fumier recyclé, qui est un produit dérivé, peut servir de litière pour le bétail et les résidus peuvent servir d’engrais.

Thomas Joseph est agent de vulgarisation agricole à MVIWAMA, le Réseau des agriculteurs et des éleveurs de la région de Manyara, et il travaille souvent avec monsieur Qwendo et sa femme pour les aider à développer leur agroentreprise. Il explique que le fumier animal apporte au sol des éléments nutritifs essentiels, tels que l’azote, le phosphore et le potassium qui sont indispensables pour la croissance des plantes.

Monsieur Joseph explique que le processus de biogaz a commencé par un digesteur étanche où le fumier se décompose sans oxygène. Cette décomposition dure généralement 30 à 60 jours. Les agriculteurs et les agricultrices ont besoin de plusieurs appareils, y compris un digesteur de biogaz, des tuyaux d’entrée et de sortie, un réservoir de stockage de gaz et des équipements à gaz tels que les cuisinières ou les générateurs à biogaz.

Bien que certains agriculteurs et agricultrices choisissent d’adopter des pratiques similaires, d’autres hésitent à cause des coûts initiaux et du manque de connaissances sur les systèmes de biogaz. Monsieur Qwendo pense qu’avec une formation et un soutien appropriés, un plus grand nombre d’agriculteurs et d’agricultrices découvrira les avantages et fera la transition vers une agriculture durable.

La présente nouvelle a été produite grâce au soutien financier de la Fondation Biovision.