admin | mars 17, 2025
Nouvelle en bref
Mwajuma Rashid Njau et Muma Rajab sont des agricultrices d’exploitations familiales du Kilimanjaro, en Tanzanie, qui vivent des difficultés, comme la hausse des températures, la pluviométrie limitée et les pullulations imprévisibles de ravageurs, tous exacerbés par le changement climatique. Grâce à l’application Kiazi Bora, ces agricultrices ont désormais accès à des instructions étape par étape pour la culture des patates douces à chair orange. Conçue par SEE Africa, l’application a aidé plus de 300 femmes à obtenir plus de récoltes et de revenus. Madame Mwajuma, qui n’a jamais terminé ses études, l’appelle son « enseignant, » affirmant que cette application lui fournit de nouvelles techniques qui augmentent ses gains et lui permet d’assurer l’éducation de ses enfants.
Mwajuma Rashid Njau et Muma Rajab sont des agriculteurs d’exploitations familiales du Kilimandjaro, en Tanzanie. À l’instar de plusieurs producteurs et productrices de la région, ils ont des problèmes, tels que la hausse des températures, la pluviométrie limitée et les infestations imprévisibles de ravageurs à cause de changement climatique. Pour surmonter ces difficultés, ils utilisent l’application Kiazi Bora, un outil numérique conçu pour aider les agriculteurs et les agricultrices d’exploitations familiales à cultiver des patates douces à chair orange, également appelées PDCO.
Kiazi Bora, qui signifie « patates de qualité » en swahili, donne aux producteurs et aux productrices, de simples instructions étape par étape concernant la plantation, la lutte antiparasitaire et la gestion des cultures. L’application est conçue pour les personnes qui ont un niveau d’éducation formelle limité et elle propose une technologie vocale d’IA dans des dialectes régionaux. Elle a été créée par SEE Africa, une organisation caritative qui s’assure que l’application reflète la diversité linguistique grâce à un modèle participatif. Em Lewis-Jong, directrice de la programmation vocale à SEE Africa, affirme que cette approche rend l’application plus inclusive et conviviale.
L’application a permis à plus de 300 femmes en Tanzanie d’améliorer leurs pratiques agricoles, de lutter contre les organismes nuisibles et de comprendre les bienfaits nutritionnels de la PDCO. L’apprentissage dans leur langue maternelle a renforcé leur capacité à appliquer de nouvelles techniques. Madame Lewis-Jong espère enrichir l’application, en vue d’y inclure plus de langues africaines dans l’avenir.
Madame Njau et madame Rajab ont perfectionné leurs techniques agricoles, amélioré la santé du sol, optimisé les horaires de plantation et géré efficacement la pullulation de ravageurs. Madame Njau, qui a abandonné l’école, appelle l’application son « enseignant. » Elle déclare : « Je ne jamais terminé mes études, mais cette application m’apprend tout concernant l’agriculture. »
Au-delà de l’agriculture, l’application leur a fait découvrir les techniques de transformation des patates douces en farine et en gâteaux, augmentant ainsi leur valeur commerciale. Madame Rajab déclare : « J’ignorais qu’on pouvait faire de la farine avec les patates douces ou qu’on pouvait en vendre pour gagner plus d’argent. Maintenant, j’ai des clients qui en achètent parce qu’elles se conservent plus longtemps. »
En une année, leurs revenus sont passés de zéro à 127 $ US par mois, ce qui leur permet de subvenir aux besoins de leurs enfants et de réinvestir dans leurs exploitations. Madame Njau déclare : « Grâce à cet argent, j’envoie mes enfants à l’école et j’économise pour les situations d’urgence. »
Madame Rajab a présenté l’application à sa sœur, qui cultive désormais de la PDCO et gagne de l’argent grâce à la vente de la farine. Les deux femmes plaident pour une expansion de Kiazi Bora au-delà de la PDCO, en vue d’y inclure d’autres cultures, ce qui renforcera la sécurité alimentaire et les sources de revenus. Madame Rajab déclare : « Les femmes rurales ont besoin de cette technologie. Elle nous aide à nourrir nos familles et à gagner de meilleurs revenus. »
La présente nouvelle est inspirée d’un article écrit par Kizito Makoye pour Interpress News Service, intitulé « How an App Transformed Farming for Rural Tanzanian Women ». Pour lire l’intégralité de l’article, cliquez sur : https://www.ipsnews.net/2024/12/how-an-app-transformed-farming-for-rural-tanzanian-women/#google_vignette.