admin | octobre 2, 2026
Nouvelle en bref
Comment cultiver des légumes quand l’accès à la terre est limité, que les sols se dégradent et que les marchés sont loin ? C’était le défi des femmes de la région de Thiès, au Sénégal. De micros potagers apportent la solution à trois villages. Sur des tables, dans des pots ou au moyen de pneus recyclés, les femmes cultivent de la menthe, la laitue, des aubergines, du piment et des oignons verts. Pour Djeumb Diop, originaire du village de Keur Ngoré, le changement se ressent d’abord dans la marmite. Elle déclare : « Nous n’avons presque plus besoin de nous déplacer en ville. Presque tout ce dont nous avons besoin dans nos marmites se trouve dans notre micro-jardin. »
Comment produire des légumes lorsque l’accès à la terre est limité, que les sols se dégradent et que les marchés sont loin ? C’était le défi auquel étaient confrontées les femmes de la région de Thiès, au Sénégal.
Le micro-jardinage est l’une des réponses pour trois villages : Chérif Lô, Keur Massamba Gueye et Keur Ngoré. Sur des tables, dans des pots ou au moyen de pneus recyclés, les femmes cultivent de la menthe, de la laitue, des aubergines, du piment ou encore des oignons verts.
Pour Djeumb Diop, originaire du village de Keur Ngoré, le changement se mesure d’abord dans la marmite. Elle déclare : « Nous n’avons presque plus besoin de nous déplacer en ville. Presque tout ce dont nous avons besoin dans nos marmites se trouve dans notre micro-jardin. »
Ses voisines partagent le même constat. Mané Diop déclare : « Avant, nous achetions tous nos légumes en ville. Maintenant, la plupart sont disponibles ici. » Pour Khoudia Diop, l’initiative a ouvert un champ de nouvelles possibilités : « Nous n’avions jamais pensé qu’il était possible de faire du maraîchage sur des tables, dans des pots ou des pneus et que cela puisse marcher. » Ces pratiques réduisent les dépenses alimentaires et peuvent générer des revenus grâce à la vente du surplus.
Ces jardins ont été introduits dans le cadre du projet SAGA 2 de la FAO, qui accompagne des groupements de femmes au Sénégal pour renforcer leur sécurité alimentaire, leurs revenus et la gestion durable des ressources naturelles face à l’intensification du changement climatique. Le projet travaille également en partenariat avec les organisations de la société civile SUCO et GRAIM.
Les pépinières communautaires répondent à un autre défi : restaurer le couvert végétal tout en produisant des ressources utiles pour les ménages. Grâce au projet, trois pépinières ont produit presque 5 000 plants, notamment des manguiers, des citronniers, des corossoliers et des papayers.
Djeumb Diop en voit encore les effets : « Depuis 2021, j’avais reboisé mon champ avec les plantes produites par notre pépinière. Depuis lors, je bénéficie de la production des citronniers, qui me rapporte beaucoup d’argent grâce à la vente. »
Ces arbres diversifient l’alimentation et créent de nouvelles opportunités économiques pour les femmes.
Les retombées de ces nouvelles initiatives sont également partagées entre les femmes de chaque village. Fatou Diop est présidente du groupement And Liguèye, qui signifie « travaillons ensemble » en langue wolof. Elle indique qu’une partie de l’argent provenant de la vente des produits du micro-jardin communautaire leur sert à acheter des alvéoles de pépinières de plantes qu’elles partagent. Les recettes de la pépinière ont permis l’achat de chaises et de bâches destinées à la location pour les cérémonies. Elle ajoute : « Dans chaque maison, ici, vous trouverez le fruit de ce projet. »
Un autre avantage de ce projet, selon madame Diop, est que les femmes comprennent désormais mieux les causes du changement climatique et les moyens d’y faire face. Cela inclut l’utilisation des foyers améliorés qui permettent de réduire la pression sur les arbres tout en limitant l’exposition à la fumée. Les femmes ont été formées à la construction de ces foyers améliorés.
Pour Sokhna Diop, qui prépare et vend du couscous local, l’impact est immédiat : « Il me faut peu de bois pour préparer mon couscous. Je gagne maintenant beaucoup de temps pour vaquer à d’autres occupations. » Elle y voit aussi un bénéfice pour l’environnement : « Avec le fait que les besoins en bois ont diminué, c’est un grand avantage pour les arbres qui seront ainsi préservés. »
La présente nouvelle est inspirée d’un article publié par la FAO intitulé « Quand l’adaptation aux changements climatiques commence sous la marmite et dans les micro-jardins. » Pour lire l’intégralité de l’article, cliquez sur : https://www.fao.org/in-action/saga/news-and-events/news/news-detail/when-adapting-to-climate-change-starts-in-the-kitchen-and-in-micro-gardens/fr