admin | mai 12, 2025
Nouvelle en bref
Il y a à peine 10 ans, les grues royales étaient en train de disparaître des zones humides du Rwanda. Actuellement, grâce aux initiatives de conservation du vétérinaire Olivier Nsengimana et de l’Association rwandaise de conservation de la faune, leur population se reconstitue. En 2017, seulement 487 grues avaient été enregistrées, l’an dernier 1 293 furent répertoriées. Le groupe secourt les grues de la captivité, reconstitue les zones humides et travaille en partenariat avec les communautés locales. Monsieur Nsengimana déclare : « Nous voulons que les gens en profitent et participent. » Les efforts régionaux s’étendent à l’Ouganda, à la Tanzanie et au Burundi.
Il y a à peine 10 ans, on apercevait rarement une grue royale dans les zones humides du Rwanda. Ces oiseaux élégants, grands et à la démarche gracieuse, la tête recouverte de plumes dorées, disparaissaient à cause de la perte d’habitats et des captures illégales. En 2017, il en restait moins de 500 à l’état sauvage.
Olivier Nsengimana, un vétérinaire rwandais et fondateur de l’Association pour la conservation de la faune du Rwanda (RWCA) s’est alarmé de ce déclin. Il déclare : « Nous avions plus de grues dans les habitations qu’à l’état sauvage. »
Les grues royales ont besoin des zones humides pour se nourrir et se reproduire, mais ces zones diminuent en Afrique de l’Est. Au Rwanda, près de 36 % des terres humides ont disparu entre 1998 et 2016. En Ouganda, 30 % ont disparu entre 1998 et 2008.
Pour pallier le problème, la RWCA a commencé à secourir les grues de la captivité et à les relâcher dans la nature. En 2015, l’organisation a lancé une campagne de sensibilisation nationale accordant l’amnistie aux gens qui gardaient les grues comme animaux de compagnie. Plusieurs viennent volontairement rendre les oiseaux. Celles qui sont en bonne santé ont été réinsérées dans le parc national d’Akagera. D’autres ont été emportées au village d’Umusambi, une zone humide protégée de Kigali.
Grâce à ces efforts, le nombre de grues augmente de nouveau. Monsieur Nsengimana déclare : « En 2017, on comptait 487 grues. L’an dernier, on en comptait 1 293. »
Aujourd’hui, la RWCA emploie plus de 270 personnes, soit 90 % des communautés locales. Elle organise des programmes scolaires, des campagnes de sensibilisation et des projets dirigés par des femmes, en vue de réduire la dépendance aux zones humides. Monsieur Nsengimana déclare : « Nous voulons que les gens en profitent et participent. »
Consciente que les grues traversent les frontières, la RWCA travaille également avec des groupements en Ouganda, en Tanzanie et bientôt au Burundi. Des défenseurs nationaux de l’environnement sont formés pour suivre la trace des grues et surveiller les zones humides au moyen de téléphones cellulaires.
Achilles Byaruhanga, le directeur général de NatureUganda, affirme que l’implication des communautés est essentielle pour la réussite des actions de conservation. Il explique : « La meilleure approche consiste à travailler avec les locaux, notamment à les former, les sensibiliser et leur offrir les moyens d’être des gardiens de ces espèces. »
Actuellement, l’Ouganda a stabilisé sa population de grues et protège les zones humides importantes. L’observation des oiseaux, notamment des grues, est désormais une composante majeure du tourisme national.
Pour son leadership en matière de conservation, Nsengimana a reçu le Whitley Gold Award for Nature 2025. À ses dires, les progrès réalisés au Rwanda prouvent que la réussite est possible à l’échelle régionale : « Au Rwanda, nous avons réussi, et je crois que cela est possible pour la région. »
La présente nouvelle est inspirée d’un article écrit par Musinguzi Blanshe pour Mongabay. Pour lire l’intégralité de l’article, cliquez ici : https://news.mongabay.com/2025/04/rwandas-olivier-nsengimana-inspires-protection-for-gray-crowned-cranes-in-east-africa/.