admin | mai 27, 2024
Nouvelle en bref
Au Rwanda, les hommes consacrent seulement 2,1 heures par jours à la prestation des soins non rémunérée, tandis que les femmes y passent environ sept heures par jour, ce qui limite leurs opportunités économiques. Pour palier ce problème ONU Femmes et le district de Nyaruguru ont ouvert trois centres de développement de la petite enfance pour offrir des services de garde abordables et permettre à plus de 200 femmes de mener des activités génératrices de revenus. La bénéficiaire Christina Mukamana affirme que leur vie de famille s’est améliorée et que sa production a augmenté depuis qu’elle a inscrit ses enfants. Ces centres font part du projet Safe Rural Public Spaces, financé par différents partenaires, et qui vise à renforcer l’égalité des genres et la prospérité de la communauté.
Au Rwanda, l’écart est important dans le secteur de la prestation des soins non rémunérée, où les femmes consacrent environ sept heures par jour aux travaux non rémunérés comparativement à une moyenne de 2,1 heures pour les hommes. Ce déséquilibre limite les opportunités économiques des femmes.
Pour pallier ces difficultés, ONU Femmes s’est associée au district de Nyaruguru pour créer des centres de développement de la petite enfance. Ces centres offrent un cadre sécurisé pour l’apprentissage et le développement des enfants, ainsi que des repas nutritifs et des activités éducatives à moindres frais. Depuis leur ouverture il y a trois ans, ces centres ont permis à plus de 200 femmes d’entreprendre des activités génératrices de revenus tandis que leurs enfants reçoivent des soins appropriés.
Une bénéficiaire, Christina Mukamana, a fait état d’une amélioration substantielle de la qualité de vie de sa famille après avoir inscrit ses enfants au centre de développement de la petite enfance Munini en avril 2022. Elle affirme que comme elle peut maintenant se concentrer pleinement sur son travail, elle est beaucoup plus productive et gagne même plus d’argent pour subvenir aux besoins de ma famille. Elle ajoute : « Nos conditions de vie se sont également améliorées et notre foyer est bien plus harmonieux. »
Ces centres font partie d’un projet plus vaste dénommé « Espaces publics ruraux sûrs » au Rwanda, qui bénéficie de l’appui de divers partenaires publics et privés, dont la République de Corée. Cette initiative a eu un impact sur des milliers de personnes, en changeant les normes sociales et en créant des espaces sûrs permettant aux femmes de participer à des activités génératrices de revenus.
ONU Femmes s’est également associée au Rwanda Men’s Resource Centre et à Action Aid pour confronter les perceptions sociétales des rôles des hommes et des femmes. Jennet Kem est la représentante d’ONU Femmes au Rwanda. Elle insiste sur la nécessité d’inclure les hommes et les garçons dans la lutte pour l’égalité des genres, soulignant que l’égalité des genres ne stimule pas seulement la prospérité des ménages, mais qu’elle favorise également la paix au sein de la communauté.
Dans le cadre d’un autre programme, ONU Femmes s’est associée à ADEPE Rwanda, l’Association chrétienne des jeunes femmes et à d’autres organisations pour offrir aux femmes une formation en gestion d’entreprise, en entrepreneuriat et en connaissances financières, ainsi qu’un capital de démarrage.
Dative Mfitumukiza est une participante à ce programme, originaire du district de Musanze, qui a un handicap physique. Après avoir eu de la difficulté à trouver un emploi après ses études et fait face aux défis d’une mère célibataire, elle a pris un nouveau départ en s’impliquant dans les programmes d’ONU Femmes.
Elle déclare : « Lorsqu’on m’a proposé de participer aux formations d’ONU Femmes, j’ai ressenti un grand sentiment d’espoir. » Elle ajoute : « Grâce aux connaissances et au soutien que j’ai reçu, je gère maintenant une petite entreprise de vente de farine de manioc et je peux gagner jusqu’à 100 000 francs rwandais par jour [environ 80 $ US]. »
Les histoires de réussite de ces femmes mettent en évidence l’impact significatif de l’investissement dans le potentiel économique, la sécurité et l’inclusion des femmes. Madame Kem souligne l’importance de réexaminer et de remettre en question les structures sociétales et les stéréotypes dépassés. Elle conclut : « Le pouvoir de changer est entre nos mains, et nous avons besoin que tout le monde mette la main à la pâte, y compris les hommes, les garçons, les autorités, les responsables communautaires, etc.
La présente nouvelle est inspirée d’un article publié par ONU Femmes sous le titre « Investir dans la sécurité et l’autonomie économique des femmes au Rwanda. » Pour lire l’intégralité de l’article, cliquez sur : https://www.unwomen.org/fr/nouvelles/reportage/2024/03/investir-dans-la-securite-et-lautonomie-economique-des-femmes-au-rwanda.
Christine Mukamana est vue avec son plus jeune fils au Centre de Développement de la Petite Enfance dans le secteur de Munini, au Rwanda. Photo : ONU Femmes/Geno Ochieng