RDC : Un jeune producteur d’épices et de légumes utilise des emballages biodégradables pour attirer la clientèle

| septembre 13, 2024

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Nouvelle en bref

À Tubuluku, en République démocratique du Congo, Dieurci Kamba s’occupe de son champ de deux hectares pendant la saison sèche. Ce jeune âgé de la vingtaine cultive des légumes et des épices comme l’amarante, le gombo et les piments rouges. Monsieur Kamba appelle son entreprise Agri-Congo, et utilise des emballages biodégradables pour se distinguer, car il vend ses produits de porte en porte. L’attention qu’il porte à la qualité et aux relations avec la clientèle lui génère plus de ventes et de profits. Il déclare : « Mes produits sont prisés grâce au conditionnement que je fais. Cela rassure le client qu’il paie des légumes de qualité. » Monsieur Kamba, qui a commencé en 2022, compte désormais accroître sa production et explorer de nouveaux marchés.

Des agriculteurs et des agricultrices pratiquent la culture de contre-saison à Tubuluku, un village situé à 12 kilomètres de la ville de Kananga dans la province du Kasaï-Central, en République démocratique du Congo. Actuellement, Dieurci Kamba, un agriculteur dans la vingtaine, s’occupe de son champ de légumes et d’épices de deux hectares. Il se faufile soigneusement entre les jeunes plants pour s’imprégner de leur évolution. Il déclare : « Mes légumes croissent bien. Bientôt, je vais les mettre sur le marché pour mes clients. »

Il cultive de l’amarante, du gombo, des tomates, du céleri, du chou et des épices comme le piment et les oignons, et les vend à la population du Kasaï. Monsieur Kamba emballe ses produits et pratique la vente directe à domicile pour les écouler efficacement. Son entreprise s’appelle Agri-Congo.

Il déclare :« Mes produits sont prisés grâce au conditionnement que je fais. Cela rassure le client qu’il paie des légumes de qualité. » Monsieur Kamba utilise des emballages biodégradables pour préserver l’environnement.

Il explique sa stratégie pour faire la différence avec ses concurrents. Après la récolte, il lave soigneusement à l’eau potable ses légumes et ses épices pour enlever les impuretés. Il emballe ensuite ces produits manuellement avec du papier biodégradable ou des feuilles de taro en paquet d’un kilogramme. Après vérification du nombre d’emballages, il commence à les livrer à sa clientèle.

Monsieur Kamba explique sa stratégie marketing pour mieux écouler sa production. Avant de récolter, il identifie ses clients et ses clientes habituels, prend leurs commandes, puis il passe de porte à porte pour la livraison. Après les livraisons chez sa clientèle, monsieur Kamba cherche à rencontrer d’autres personnes pour leur parler de ses produits afin d’élargir son cercle de clients. D’un air souriant, il déclare : « Souvent on donne à crédit pour espérer garder le client. »

La stratégie de monsieur Kamba lui attire de la sympathie et de la popularité au sein de la communauté. Il déclare : « Je reçois beaucoup d’encouragements et de retour de satisfaction de la part de mes clients. » Il affirme qu’actuellement, certains clients et clientes commencent eux-mêmes à passer leur commande sans attendre qu’il passe leur demander.

Monsieur Kamba affirme que sa stratégie d’emballage lui permet de vendre plus et cher pour avoir plus de bénéfices. Il dit vendre le kilo d’épices ou de légumes à 1 000 FC (0,34 $ US), alors qu’il vendait cette même quantité entre 500 et 600 FC (0,1 – 0,15 $ US).

Séraphin Kankonde est enseignant à l’Université de Kananga et expert agrovétérinaire. Il affirme que les métiers agricoles sont viables pour les jeunes entrepreneurs ou toute autre personne qui s’y intéresse. Il pense que beaucoup de jeunes qui se sont lancés dans les activités agricoles ont amélioré leurs conditions de vie. Monsieur Kankonde estime que 25 % des jeunes pratiquent des métiers agricoles.

Il apprécie également la stratégie marketing de monsieur Kamba qui est une bonne innovation et il la recommande aux jeunes entrepreneurs agricoles. Monsieur Kankonde explique que les légumes, sous leurs différentes formes, contribuent à la sécurité alimentaire, car ilsapportent des vitamines et des sels minéraux qui protègent et renforcent la santé en général.

Monsieur Kankonde suggère enfin la transformation de certains légumes et fruits en jus, confiture ou marmelades pour valoriser les productions locales et augmenter les revenus des jeunes agriculteurs et agricultrices. Il conseille également aux jeunes qui sont dans l’entrepreneuriat agricole de pratiquer la culture intercalaire, la rotation des cultures et la gestion du champ pour préserver leurs champs.

Monsieur Kamba a créé son entreprise en 2022 avec six de ses collègues qui avaient suivi une formation avec lui, et ils travaillent encore ensemble. Pour réussir, l’équipe s’est formée en techniques agricoles au centre provincial de la jeunesse. Cette formation leur a permis d’acquérir des connaissances sur la durabilité, la gestion financière, l’innovation technologique, les techniques d’adaptation culturelle, le marché et la commercialisation.

Aujourd’hui, monsieur Kamba produit deux fois par an et gagne environ 700 000 FC (245 $ US) par cycle de production. Il est motivé pour la réalisation de son rêve de devenir un grand entrepreneur. Il se dit satisfait des résultats de son travail et espère augmenter sa production, mécaniser sa technique d’emballage et commencer à exporter ses produits vers d’autres provinces.

La présente nouvelle a été produite grâce au soutien généreux du peuple américain par l’entremise de l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Le contenu relève de la responsabilité de Radios Rurales Internationales et de Catholic Relief Services, bénéficiaire d’un accord et ne reflète pas nécessairement le point de vue de l’USAID ou du gouvernement américain.

Photo : M. Kamba sur le terrain en RDC, photographié par Kabakila Pierre Pasuanzambi (2024).