admin | août 6, 2025
Nouvelle en bref
À Kasawo, en Ouganda, des cultivateurs et des cultivatrices de cacao ont plus de revenus grâce à une nouvelle boîte de fermentation de conception locale. Ce fermenteur à boîte unique remplace les caisses étagées traditionnelles, simplifie le processus et améliore la qualité des fèves. L’agriculteur Abubaker Kisekka raconte que ses revenus ont augmenté de 40 %, car ils vendent maintenant directement aux exportateurs. Cette innovation, soutenue par l’Université Makerere et le Conseil national ougandais de la science et de la technologie, répond aux besoins des hommes et des femmes et est plus facile à utiliser. Avec plus de 200 producteurs et productrices qui ont adopté cette technologie, les exportations de cacao ont fortement augmenté, permettant ainsi une amélioration des moyens de subsistance et une conformité avec les objectifs nationaux de l’Ouganda en matière de développement économique.
À Kasawo, au nord de Kampala, le cultivateur de cacao Abubaker Kisekka n’a plus à grimper sur de grandes caisses en bois étagées pour transformer ses fèves de cacao. Grâce à une nouvelle innovation locale, lui et d’autres membres de l’Association de producteurs de cacao Namuganga Agalyawamy utilisent désormais une boîte de fermentation unique peu coûteuse qui a changé leur revenu et leur charge de travail.
Avant, les agriculteurs et les agricultrices peinaient à fermenter le cacao, ce qui faisait qu’ils se retrouvaient avec des fèves de mauvaise qualité et de mauvais prix. Monsieur Kisekka déclare : « Nous avions l’habitude d’obtenir seulement 25 000 shillings (6,90 $ US) par unité auprès des intermédiaires, mais, maintenant, nous vendons directement aux exportateurs pour 35 000 shillings [10 $ US]. » Cette hausse de 40 % du revenu a amélioré la subsistance de plusieurs des 650 membres de l’association.
L’innovation, appuyée par le Conseil national ougandais pour la science et la technologie et l’Université de Makerere, remplace la caisse à quatre étages par un fermenteur à boîte unique plus efficace. Il permet d’obtenir une fermentation de 90 % en seulement cinq jours, ce qui est plus rapide et génère de meilleurs résultats. Joseph Mulindwa, un chercheur en sciences alimentaires, explique que les fèves brunissent et produisent un chocolat plus aromatisé prisé par la clientèle.
Plus de 200 producteurs et productrices ougandais ont acheté les nouvelles boîtes beaucoup moins coûteuses que les modèles traditionnels. Les boîtes coûtent entre 900 000 et 1 000 000 de shillings ougandais (250 $ US — 277 $ US), une baisse significative par rapport aux caisses traditionnelles dont le prix varie généralement entre un million et demi et deux millions de shillings ougandais (417 $ US — 556 $ US). En plus de sécher le cacao, la boîte procure des produits dérivés, comme le vin et du charbon de bois provenant des résidus de cacao, générant ainsi une valeur ajoutée pour les producteurs et les productrices.
Outre l’amélioration des revenus, cette innovation tient compte des besoins des hommes et des femmes et est inclusive. Il était difficile pour les femmes et les personnes handicapées d’utiliser les caisses traditionnelles empilées. Le chercheur principal Archileo Kaaya déclare : « Maintenant, tout le monde peut le faire. Cette innovation est rentable, rapide et inclusive. »
L’initiative est déjà vulgarisée dans les principales régions productrices de cacao de l’Ouganda, grâce au soutien du Centre africain d’études technologiques dans le cadre de la Science Granting Councils Initiative (SGCI). Les recettes d’exportation du cacao ont augmenté de 164 % au cours de la dernière année, atteignant près de 69 millions de dollars américains en début 2025.
L’innovation est conforme au Plan de développement national de l’Ouganda, qui considère le cacao comme une culture de rente majeure pour la croissance économique. Cependant, les chercheurs voient déjà plus loin. En effet, ils travaillent sur une version en acier du fermenteur pour une durée de vie plus longue et envisagent une plus grande vulgarisation auprès des autorités locales.
Frank Mugabe de l’Organisation nationale de la recherche agricole déclare : « Cela pallie une lacune majeure dans le processus après récolte et rend notre cacao plus compétitif à l’échelle mondiale. »
Grâce à une technologie intelligente et une forte mobilisation communautaire, les producteurs et les productrices de cacao ougandais voient les bénéfices, dans leurs poches et ailleurs.
Photo : Fèves de cacao fermentées. Droits d’auteur : John Musenze/SciDev.Net
La présente nouvelle est inspirée d’un article écrit par John Musenze pour SciDev.Net, intitulé « La boîte de fermentation de cacao rapporte aux agriculteurs ougandais. » Pour lire l’intégralité de l’article, cliquez sur : https://sgciafrica.org/fr/la-boite-de-fermentation-du-cacao-rapporte-aux-agriculteurs-ougandais/.