James Karuga | juillet 31, 2026
Nouvelle en bref
Un journaliste de 31 ans, devenu entrepreneur social, fait connaître l’agriculture circulaire et régénératrice à Kamwenge, un district à l’ouest de l’Ouganda. Myres Ndyabawe a fondé Simbula Venture, une entreprise sociale qui forme des agriculteurs et des agricultrices sur une exploitation agricole de sept acres, où ils cultivent du maïs, du haricot, de la canne à sucre, des champignons, de la banane et du café. Sur les 192 personnes formées, 70 % sont des femmes et des jeunes. Ces agriculteurs et ces agricultrices se familiarisent avec différentes pratiques qui utilisent des matériaux locaux, en vue d’améliorer la santé et la fertilité des sols, ainsi que les rendements, y compris le paillage, l’agroforesterie, la culture en terrasses et la culture intercalaire. « Le message que j’adresse aux jeunes agriculteurs c’est qu’ils sont les leaders d’aujourd’hui et de demain et qu’ils devraient laisser un environnement en bon état à la génération future en pratiquant l’agriculture régénératrice circulaire, ainsi qu’en protégeant et en nourrissant l’environnement, » déclare monsieur Ndyabawe.
Myres Ndyabawe a grandi dans une famille qui pratique l’agriculture de subsistance, à Kibogo, un village du district de Kamwenge, dans l’ouest de l’Ouganda. Ce journaliste de 31 ans, devenu entrepreneur social, a été témoin de problèmes que les agriculteurs et les agricultrices vivaient à cause des longues sécheresses liées à l’irrégularité des pluies. Il avait également observé au fil du temps que la surexploitation agricole s’était soldée par une dégradation des sols, entraînant par la même occasion une baisse du rendement des cultures. Parallèlement, la population augmentait rapidement et les terres arables se raréfiaient, ce qui a aggravé l’insécurité alimentaire compte tenu du changement climatique.
Après ses études en journalisme et en communications, monsieur Ndyabawe découvrit des informations sur l’agriculture circulaire et régénératrice qui éveillèrent l’intérêt de ce fervent défenseur de l’environnement. Il fonda Simbula Ventures, une entreprise sociale qui forme les agriculteurs et les agricultrices aux pratiques de l’agriculture régénératrice et circulaire sur une exploitation agricole de sept acres, où ils cultivent du maïs, des pois, de la canne à sucre, des champignons, de la banane et du café. Sur les 192 agriculteurs formés, 70 % sont des femmes et des jeunes. Les agriculteurs et les agricultrices apprennent différentes pratiques qui utilisent des matériaux locaux, afin d’améliorer la santé et la fertilité des sols, ainsi que les rendements, y compris le paillage, l’agroforesterie, la culture en terrasses et la culture intercalaire.
Monsieur Ndyabawe déclare : « J’ai réalisé que nos sols n’étaient plus aussi productifs qu’avant, et que les sécheresses prolongées et l’irrégularité des pluies menaçaient notre productivité. Nous avons dû chercher des solutions. J’ai vu comment les rendements avaient augmenté lorsque nous épandions le fumier animal. »
Le champ de formation est recouvert de paillis constitué de tiges de maïs et de canne à sucre sèches qui renforcent la fertilité des sols et conservent l’humidité pour les cultures. L’agroforesterie est également pratiquée et les arbres, comme le ficus et l’albizia coriaria sont plantés pour procurer de l’ombre aux caféiers cultivés en association avec les bananiers. L’albizia coriaria, qui est une légumineuse, augmente la fertilité des sols dans lesquels elle fixe l’azote. Ces deux espèces d’arbres possèdent également un système racinaire robuste qui fixe le sol et prévient l’érosion, notamment lorsqu’il pleut.
Simbula Venture apprend également aux agriculteurs et aux agricultrices à cultiver des plantes de couverture qui protègent la surface des sols en étouffant les mauvaises herbes, en réduisant l’érosion, et à creuser des tranchées pour recueillir l’eau de pluie sur les terres en pente. Les agriculteurs et les agricultrices apprennent également à faire du fumier composté, en vue d’améliorer la capacité de rétention de l’eau et la fertilité des sols, et ce, en plus des méthodes de transformation des « déchets » agricoles, comme les épis, les cosses et les tiges en substrat pour la culture des champignons, ce qui peut renforcer la sécurité alimentaire et les revenus des ménages.
Amos Kabole, un jeune agriculteur du district, épand sur son champ du paillis fait de tiges, et il a creusé des tranchées pour recueillir l’eau de pluie et prévenir l’érosion de la terre de son exploitation située sur un terrain en pente. Simbula Venture lui a appris ces techniques. Il élève aussi des chèvres qui lui procurent du fumier de compost pour les caféiers et les bananiers qu’il cultive en association.
Monsieur Ndyabawe déclare : « Les terres arables n’augmentent pas, en revanche, les habitants si, et cela signifie beaucoup de bouches à nourrir. Par conséquent, nous devrions trouver des façons de protéger notre environnement, si nous voulons être productifs.
L’objectif de Simbula Ventures est d’introduire dans un proche avenir des innovations pour les activités après récolte et de valorisation. Toutefois, ils disposent d’un séchoir solaire rudimentaire qui permet de sécher les champignons dans des conditions hygiéniques et contrôlées, afin de réduire les pertes et d’allonger la durée de conservation. Ils utilisent également des bâches pour sécher leur café et encouragent leurs agriculteurs et leurs agricultrices à faire de même pour s’assurer que leurs fèves sont hygiéniques et d’une qualité irréprochable, conformément aux exigences du marché.
Monsieur Ndyabawe rayonne de joie depuis qu’il a constaté que les producteurs et les productrices ont doublé leurs rendements et augmenté leurs revenus après avoir adopté les pratiques d’agriculture circulaire et régénérative. Certains qui avaient abandonné leurs petites parcelles dégradées plantées de caféiers gagnent désormais au moins 269 $ US par an, tandis que ceux qui cultivent des légumes, des champignons et élèvent de la volaille ont vu leurs revenus augmenter d’environ 40,38 $ US par mois. C’est pourquoi Simbula Ventures leur enseigne la tenue de registres, les rudiments de la gestion financière et l’accès aux marchés.
« Le message que j’adresse aux jeunes agriculteurs c’est qu’ils sont les leaders d’aujourd’hui et de demain et qu’ils devraient laisser un environnement en bon état à la génération future en pratiquant l’agriculture régénératrice circulaire, ainsi qu’en protégeant et en nourrissant l’environnement, » déclare monsieur Ndyabawe.
La présente nouvelle est financée par la Fondation IKEA dans le cadre du projet « Sustainable Dialogue and Knowledge Sharing Communication Platforms ».