Ouganda : Reverdir le comté de Gweri

| juin 4, 2026

Téléchargez cette nouvelle

Nouvelle en bref

Dans le district de Soroti, en Ouganda, l’agriculteur Ben Akabwai contribue à la restauration des terres dégradées après que Voice of Teso a diffusé des émissions spéciales sur le climat, avec l’appui du projet « À l’antenne pour des solutions fondées sur la nature inclusives du genre ». Il a planté des variétés d’arbres locales qui croissent rapidement sur cinq hectares, améliorant ainsi la teneur en humidité du sol, la biodiversité et les sources de revenus pour l’avenir. Malgré les défis, dont les inondations, les feux et les coûts de démarrage, ses efforts motivent d’autres. Des membres de la communauté produisent actuellement plus de 20 000 semis d’arbres et développent les initiatives de reboisement à travers la région.

À Gweri, en Ouganda, le paysage change. Ce qui était jadis une région caractérisée par une terre aride est en train de devenir un témoignage du pouvoir du reboisement dirigé par la collectivité. Au cœur de cette transformation se trouve Ben Akabwai, un agriculteur modèle dont l’engagement envers la plantation d’arbres remodèle activement l’environnement local.

Pendant des années, le district de Soroti a subi les effets dévastateurs du changement climatique. Cependant, le parcours de monsieur Akabwai vers la transformation de l’environnement commença grâce à une voix diffusée à la radio. En écoutant Voice of Teso, monsieur Akabwai devint un auditeur fidèle de l’émission hebdomadaire sur le climat, qui passait les mardis à 20 h et était rediffusée le samedi soir. Cette émission est financée par le projet « À l’antenne pour des solutions fondées sur la nature inclusives du genre » de Radios Rurales Internationales. Ces émissions n’ont pas fourni que des informations, elles ont éveillé une vision pour une activité complémentaire qui changerait finalement son décor.

Monsieur Akabwai a planté des arbres sur cinq hectares, notamment un mélange de variétés locales et de variétés choisies pour leur cycle de maturité plus rapide, tels que l’eucalyptus, en particulier la variété sud-africaine C72. Il laisse les variétés locales se régénérer naturellement à partir de souches se trouvant sur la terre, suivant des pratiques de régénération naturelle assistée. Ces cinq hectares contribuent à l’effet de refroidissement localisé et améliorent la rétention de l’eau par le sol, prouvant ainsi qu’une action individuelle peut influencer la santé de l’environnement à grande échelle.

Il déclare : « Je suis fier de voir mes arbres en bonne santé et pousser bien. Cette variété me montre que je peux rentabiliser mon investissement plus rapidement que d’autres agriculteurs. »

Avant la cinquième année, il souhaite vendre une partie des arbres et laisser les autres repousser pour les replanter ailleurs.

Il cultive également du maïs, des arachides et du soja entre les arbres, tirant ainsi le meilleur parti de l’espace disponible et assurant ainsi la sécurité alimentaire de sa famille.

Mais ce projet n’a pas été sans défi. Premièrement, monsieur Akabwai devait sécuriser assez de fonds pour acquérir des semis et de la main-d’œuvre pour la plantation. Par la suite, les fortes pluies qui entraînent occasionnellement des inondations ont causé la perte de jeunes plants. Sa plantation a également menacé sa plantation.

La mise en place de projets forestiers demande un effort considérable, tant pour les lancer que pour les protéger des menaces jusqu’à ce que les arbres soient bien établis. D’autres membres de la communauté se sont joints à monsieur Akabwai dans cette initiative, renforçant ainsi l’impact sur l’environnement local. La communauté de Gweri produit plus de 20 000 plants grâce à de nouvelles pépinières, et, grâce à ces nouvelles plantations, la région connaît une augmentation considérable de la biodiversité et du couvert végétal.

L’objectif de monsieur Akabwai est d’étendre sa plantation à 20 hectares, un engagement à long terme pour restaurer l’écosystème naturel de la région.