Nelly Bassily | janvier 17, 2011
Les deux hectares de M. Wasagani Wambale ne produisent que la moitié de la quantité de bananes, de pommes de terre, de tomates et d’oignons qu’il produisait par le passé. Il dit: « Cet endroit était merveilleux. Je pouvais récolter en moyenne 150 régimes de bananes par hectare. Mais à la fin des années 1990, mon rendement a commencé à chuter. » M. Wambale est un agriculteur du village de Nabika, à Mbale, dans l’est de l’Ouganda.
Une nouvelle usine de compostage, construite à Mbale, peut aider à améliorer ses rendements. L’usine produit du compost à partir de déchets organiques. Bernard Mujasi est un fonctionnaire du district de Mbale. Il explique: « Nous avons des camions de collecte d’ordures organiques en ville et dans les marchés. Les poubelles sont emmenées à l’installation de compostage pour la production d’engrais. »
L’usine de Mbale est financée par la Banque mondiale et gérée par laUganda National Environment Management Authority. Il s’agit d’un mécanisme de développement propre (MDP). Les projets MDP financent des pays en développement qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre connus pour leur contribution au phénomène de réchauffement climatique.
Le méthane est l’un de ces gaz. Les matières organiques qui pourrissent, telles que les épluchures de légumes, produisent du méthane. Rhoda Nyaribi travaille dans le cadre du projet de compostage. Elle dit: « Ici, nous transformons les ordures en engrais au lieu de les laisser pourrir et émettre du méthane. »
Le projet a été créé en janvier 2010 pour aider à nettoyer la ville de Mbale. Mais il produit également environ 15 à 20 tonnes de compost par jour. Les agriculteurs peuvent acheter un kilo de fumier de compost sec à l’usine pour 100 shillings ougandais (environ quatre cents américains). En comparaison, un demi-litre de solution d’engrais coûte 3000 shillings ougandais (environ 1,30 dollar américain).
Les rendements de cultures dans cette région de collines ont été durement touchés par la réduction de la fertilité des sols. M. Wambale explique: « La qualité de bananes obtenue n’était pas bonne; les drageons étaient rabougris et même les légumes n’ont pas bien poussé. » Mais les représentants d’institutions agricoles prévoient que la production alimentaire augmentera dans la région, maintenant que les engrais organiques sont plus facilement disponibles.
Mme Nyaribi dit que les agriculteurs viennent d’aussi loin que le nord de l’Ouganda pour acheter du compost.