Ouganda : Gagner de l’argent en cultivant du gingembre

| juin 6, 2016

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Omara Francis se réveille tous les matins et va travailler dur dans le potager jouxtant sa demeure. Il se sert d’une houe et de ses mains pour préparer le sol.

M. Francis a trois potagers parsemés d’arbres, et chacun des potagers mesure une acre. Les arbres, en particulier les bananiers, procurent de l’ombre aux cultures de gingembre. Le gingembre constitue son unique source de revenus, mais il s’agit d’un bon revenu.

L’agriculteur de 37 ans vit à Ocekeleye, un village du district d’Oyam situé au nord de l’Ouganda. Il affirme que le gingembre est plus facile à cultiver que les autres plantes, et que cela lui rapporte plus d’argent.

Il explique : « En Ouganda, les familles et les hôteliers utilisent la variété de gingembre que je cultive pour épicer le thé ou le café. Plus je cultive du gingembre en grande quantité, plus je m’enrichis.

M. Francis soutient que chaque potager lui rapporte environ 800 000 shillings ougandais (240 $US) par an, et ce, lorsque les récoltes sont mauvaises. Cependant, une bonne récolte peut augmenter ses gains à 1,2 million de shillings (360 $US).

Il effectue tous les travaux lui-même, sinon avec l’aide de sa femme. Il déclare : « Je récolte à la main. Je ne me préoccupe pas du séchage, car je vends mes produits directement sur place au potager. »

M. Francis a commencé à cultiver du gingembre en 2010. Il a d’abord acheté 20 kilogrammes de racines de gingembre, surnommées parfois tubercules, à 60 000 shillings (18 $US) au grand marché du district de Lira, situé à près de 70 kilomètres du district d’Oyam. C’est un agriculteur d’un village voisin qui lui a tout appris sur la culture de gingembre. M. Francis a planté les racines dans son champ pour les multiplier.

Le gingembre n’a pas besoin de beaucoup de pluie. La racine germe en sept jours et peut être récoltée au bout d’une année. Il déclare : « Chaque année, je plante en février et j’attends à février de l’année suivante pour récolter du gingembre frais … L’an prochain, en 2017, je ferai ma prochaine récolte. »

Akello Rose est une agricultrice d’exploitation familiale qui vit également dans le district d’Oyam. Elle dit qu’elle aimerait suivre l’exemple de M. Francis, étant donné qu’il est le seul producteur de gingembre de la région actuellement. Toutefois, les racines de gingembre sont peu abondantes, affirme Mme Rose, et c’est ce qui l’empêche de devenir une productrice de gingembre.

Ogwal Richard est agent de vulgarisation agricole dans le district de Lira. Il soutient que la culture de gingembre est rentable pour les agriculteurs et les agricultrices d’exploitations familiales, car cela leur rapporte de bons revenus.

M. Francis souligne que le revenu généré par la culture du gingembre lui a permis de réaliser un certain nombre de projets. Il a construit deux maisons et envisage de construire une troisième.

Il affirme qu’il cultivera du gingembre pour le restant de sa vie, et envisage de réaliser de gros projets avec les bons revenus qu’il gagne. Il explique : « Je vais louer des lopins de terre pour agrandir mon exploitation et j’utiliserai une partie de l’argent pour les soins médicaux, ainsi que l’achat de chèvres et de vaches. »