Williams Moi | mai 29, 2023
Nouvelle en bref
Au nord de l’Ouganda, l’exploitation agricole de Sadiq Ayo souffre considérablement de la sécheresse résultant du changement climatique. Pour s’en sortir, il plante des cultures de couverture. Il cultive également dans des champs abandonnés pendant 50 années, car trop humides. Une partie de l’exploitation de monsieur Ayo est située dans un bas fond gorgé d’eau en saison pluvieuse. Il transforme en une terre arable cette partie de son exploitation qui était inutilisée dans le passé. À cause de la sécheresse, ses récoltes ont énormément diminué. Mais monsieur Ayo cultive du soja comme culture couverture. Le soja qui résiste à la sécheresse, permet au sol de rester humide et augmente sa fertilité. Parlant du bas fond, il déclare : « Quand je l’ai hérité de mes parents, j’ai décidé de ne pas le vendre… Ce marécage abandonné est devenu une source de revenus pour ma famille. » Monsieur Ayo fait de bons profits en cultivant du soja dans les champs humides. Il a acheté des animaux, construit une maison et s’est marié grâce à l’argent de la culture du soja.
Il est environ 6 h 30 passé du matin et le soleil se lève tout doucement sur l’exploitation de Sadiq Ayo. L’agriculteur de 29 ans est déjà sur son exploitation. Il débroussaille et laboure la terre avec une houe pour pouvoir planter à l’arrivée des premières pluies. Le sol, l’herbe et la broussaille de son exploitation sont secs parce que le changement climatique provoque une hausse des températures.
Une partie de l’exploitation de monsieur Ayo est située dans un bas fond qui est très humide en saison pluvieuse. Monsieur Ayo a commencé à débroussailler cette partie de son exploitation afin de se préparer pour la saison agricole 2023. Il raconte que, à l’instar d’une abeille affairée, il travaille chaque jour, en vue de transformer cette partie antérieurement inutilisée de l’exploitation en une terre arable. Il ajoute : « Comme il y a eu la sécheresse l’an dernier, je me prépare à cultiver du soja et d’autres denrées agricoles à temps. »
Monsieur Ayo vit à Apedi, un village du district d’Oyam, au nord de l’Ouganda. La sécheresse des dernières années a entraîné une diminution considérable de ses récoltes. Cependant, il a trouvé des solutions, dont une qui consiste à cultiver dans le bas fond qui est très humide durant les pluies.
Monsieur Ayo produit également du soja et d’autres cultures de couverture. Les cultures de couverture contribuent à garantir de bons rendements en période de sécheresse. Il explique : « Je cultive le soja, car c’est une culture qui résiste à la sécheresse. Le soja préserve également l’humidité [du sol] puisqu’il s’agit d’une culture de couverture. »
Selon monsieur Ayo, la lutte contre le changement climatique nécessite un certain nombre de stratégies. Il explique : « Je vais planter des citrouilles, des patates douces, des légumes et des fruits de la passion. Ce sont des plantes rampantes qui procurent de l’ombre comme les cultures de couverture. »
Il ajoute : « Les cultures de couverture aident le sol à rester humide… Elles favorisent une amélioration de la fertilité du sol, car les feuilles qu’elles perdent deviennent du compost lorsqu’elles se décomposent. Je n’utilise pas d’engrais, car la terre est déjà fertile. [Et aussi parce que] les engrais coûtent cher. »
Comme ses champs situés dans le bas fond regorgent d’eau en saison pluvieuse, monsieur Ayo aménage des terrasses et trace des contours pour réduire l’érosion du sol, et empêcher l’eau de déborder vers d’autres parties de son exploitation agricole.
Selon monsieur Ayo, le bas fond qu’il utilise n’avait pas été cultivé pendant plus de 50 ans, car il était trop humide. Il déclare : « Quand je l’ai hérité de mes parents, j’ai décidé de ne pas le vendre. J’y cultive différentes denrées. Ce marécage abandonné est devenu une source de revenus pour ma famille. »
Jasper Otim vit à Anotocao, un village du district d’Oyam, en Ouganda, et il est le président de l’Anotocoa Farmers Cooperative Society. Il soutient que les agriculteurs et les agricultrices devraient planter des cultures résistantes. Monsieur Otim ajoute : « Les agriculteurs devraient produire des cultures qui arrivent vite à maturité et des cultures de couverture qui aident à préserver l’humidité durant la sécheresse. »
Obote Patrick est un agriculteur de 40 ans qui vit dans le village d’Atek, en Ouganda, dans la même région que monsieur Ayo. Cela fait sept ans qu’il cultive dans un bas-fond. Il déclare : « Les endroits marécageux sont bons pour l’agriculture. J’y cultive des tomates et du chou même en saison sèche. »
Oyam Patrick Odyomo est un agent agricole municipal du district d’Oyam. À ses dires, les agriculteurs et les agricultrices peuvent pallier les effets du changement climatique, y compris la sécheresse, en produisant des cultures de couverture telles que le soja.
Monsieur Ayo affirme faire de bons profits en cultivant du soja sur des champs humides. Il a acheté des animaux, construit une maison et s’est marié grâce à l’argent que lui rapporte la culture du soja.
Il explique qu’il a commencé avec une acre et il a récolté sept sacs de 800 kilogrammes totale. Il les a vendus à 2 500 shillings ougandais (0.66 $ US) le kilogramme. Il compte augmenter la superficie du soja à trois acres, etil espère récolter 21 sacs.
