admin | juin 19, 2026
Nouvelle en bref
Lorsque Raheema Auwal-Panti, âgée de 15 ans, apprit que les serviettes hygiéniques jetables contenaient parfois jusqu’à 90 % de plastique et mettaient des siècles à se décomposer, elle lança les PantiPads en 2025. Basée à Minna, au Nigeria, l’initiative produit des serviettes hygiéniques biodégradables avec des déchets agricoles, tels que les pelures de manioc, les feuilles de bananiers et des feuilles de maïs. Le projet vise à réduire la pollution plastique tout en améliorant Lorsque Raheema Auwal-Panti, âgée de 15 ans, apprit que les serviettes hygiéniques jetables contenaient parfois jusqu’à 90 % de plastique et mettaient des siècles à se décomposer, elle lança les PantiPads en 2025. Basée à Minna, au Nigeria, l’initiative produit des serviettes hygiéniques biodégradables avec des déchets agricoles, tels que les pelures de manioc, les feuilles de bananiers et des feuilles de maïs. Le projet vise à réduire la pollution plastique tout en améliorant l’accès à des produits menstruels sûrs et abordables. PantiPads a été sélectionné pour le Prix de la planète Terre 2026, ce qui lui a valu d’être reconnu à l’échelle internationale.
Lorsque Raheema Auwal-Panti, âgée de 15 ans, apprit que de nombreuses serviettes hygiéniques jetables contenaient jusqu’à 90 % de plastique et mettaient parfois des centaines d’années à se décomposer, elle décida d’agir.
L’adolescente originaire de Minna, la capitale de l’État du Niger, au Nigeria, a fondé PantiPads en 2025, afin de fabriquer des serviettes hygiéniques biodégradables à partir de déchets agricoles, tels que les épluchures de manioc, les feuilles de bananier et les cosses de maïs.
Selon mademoiselle Panti, c’est son désir de réduire la pollution plastique tout en améliorant l’accès à des produits d’hygiène menstruelle plus sûrs pour les femmes et les jeunes filles qui l’y a motivée. Elle déclare : « Même si personne ne fait rien pour y remédier, moi, je peux agir. »
Son innovation répond à deux défis majeurs. Au nord du Nigeria, la transformation du manioc génère d’importantes quantités de déchets agricoles qui, s’ils ne sont pas correctement gérés, contribuent parfois à la pollution des sols et de l’eau. Parallèlement, de nombreuses femmes et jeunes filles ont du mal à se procurer des produits d’hygiène menstruelle à un prix abordable, tandis que les serviettes hygiéniques jetables couramment disponibles génèrent d’importantes quantités de déchets plastiques.
Aux dires de mademoiselle Auwal-Panti, ce projet contribue également à la lutte contre la stigmatisation liée aux règles, ainsi qu’à l’amélioration de la santé menstruelle. Elle explique : « L’utilisation de ces déchets pour fabriquer des serviettes hygiéniques écologiques permet actuellement de lutter contre la stigmatisation liée aux règles, qui reste un enjeu majeur de santé publique affectant l’éducation et le bien-être général des jeunes filles en Afrique. »
Elle estime également que les produits biodégradables peuvent constituer une solution de rechange plus sûre aux serviettes hygiéniques classiques. Elle explique : « Les options actuelles ne sont pas très sûres. La serviette hygiénique est utilisée sur certaines des parties les plus sensibles du corps humain. Les serviettes hygiéniques écologiques offrent aux consommatrices une option très sûre. »
Ce projet est déjà reconnu à l’échelle internationale. PantiPads a été choisie parmi les 35 équipes du monde entier présélectionnées pour le Prix de la planète Terre 2026, un concours mondial qui soutient les solutions environnementales portées par les jeunes.
Bien que cette initiative ne soit encore qu’à ses débuts, mademoiselle Panti espère mettre en place un site de production local à l’avenir. Elle explique : « L’objectif à long terme est de créer un site de production local pour ces serviettes hygiéniques. Cependant, à ce stade, nous nous concentrons sur l’établissement de relations avec les fabricants existants, la compréhension des exigences opérationnelles et l’apprentissage en profondeur du système de production avant de procéder à l’installation de notre propre site. »
Pour l’instant, PantiPads collabore avec des fabricants et noue des partenariats, en vue de proposer ses produits directement aux consommatrices, tout en sensibilisant le public aux produits menstruels biodégradables, qui constituent une alternative durable aux serviettes hygiéniques classiques.
Grâce à PantiPads, mademoiselle Auwal-Panti montre comment de jeunes innovateurs peuvent transformer les déchets agricoles en solutions pratiques qui profitent à la fois aux populations et à l’environnement.
La présente nouvelle est inspirée d’un article écrit par Aimable Twahirwa et publié sur MongaBay, sous le titre « A Nigerian teen is turning agricultural waste into biodegradable sanitary pads. » Pour lire l’intégralité de l’article, cliquez sur : https://news.mongabay.com/2026/05/a-nigerian-teen-is-turning-agricultural-waste-into-biodegradable-sanitary-pads/.
Photo : Raheema Auwal-Panti, une adolescente âgée de 15 ans, originaire du Nigeria, transforme des déchets agricoles de qualité inférieure en serviettes hygiéniques écologiques. Image publiée avec l’aimable autorisation de Raheema Auwal-Panti.