admin | octobre 2, 2026
Nouvelle en bref
Dans les communautés environnantes de la réserve faunique de la montagne d’Afi, au Nigeria, des coopératives féminines de conservation prennent l’initiative de protéger des espèces de gorilles et de chimpanzés en voie de disparition. Cette initiative est née du constat selon lequel la gestion traditionnelle menée par les hommes peinait à endiguer les activités illicites à l’intérieur et autour de la réserve de 100 kilomètres carrés. Selon les habitants des villages, comme les hommes étaient ceux qui pratiquaient fréquemment la chasse, l’abattage illégal des arbres et contribuaient à la pollution des rivières, ils n’avaient pas souvent l’autorité morale pour appliquer les règlements communaux qui sanctionnent ces activités. Ces coopératives organisent des patrouilles régulières et imprévues, parfois au crépuscule ou à l’aube, pour détecter des indices de chasse, de feux de brousse ou d’une exploitation forestière illégale. Ces groupements enquêtent également sur les allégations de criminalité liée aux espèces sauvages, soient seuls ou en collaboration avec d’autres responsables communautaires, des agents forestiers publics et des organisations communautaires de la région.
Dans les communautés environnantes de la réserve faunique de la montagne d’Afi, au Nigeria, des coopératives de conservation dirigées par des femmes sont en train de transformer la protection d’un haut lieu de la biodiversité qui abrite l’espèce menacée du gorille de la rivière Cross et de l’espèce en voie de disparition du chimpanzé qui vit à la frontière du Nigeria et du Cameroun.
Ces coopératives opèrent dans des villages, tels qu’Ulom, Katabang et Buanchor, au sud-est du Nigeria. Elles sont nées du constat selon lequel le système de gouvernance traditionnel dirigé par les hommes peinait souvent à contrer les activités clandestines menées à l’intérieur et autour de la réserve de 100 kilomètres carrés.
Selon les habitants des villages, comme les hommes étaient ceux qui pratiquaient fréquemment la chasse, l’abattage illégal des arbres et contribuaient à la pollution des rivières, ils n’avaient pas souvent l’autorité morale pour appliquer les règlements communaux qui sanctionnent ces activités.
Ogre Mary est la fondatrice de la Women’s Conservation Collective d’Ulom. Elle déclare : « Nos hommes n’ont pas réussi à arrêter les menaces. C’est pourquoi les femmes ont décidé de prendre position. C’est pourquoi nous avons décidé de prendre le risque. »
La coopérative effectue régulièrement et parfois tard dans la nuit ou à l’aube des rondes pour détecter des traces d’activité de chasse, de feux de brousse ou d’une exploitation forestière illégale. De plus, ces groupements mènent des enquêtes concernant des allégations de criminalité liée aux espèces sauvages, soit seuls, soit en collaboration avec d’autres responsables communautaires, des agents forestiers publics et des organisations communautaires de la région.
En 2024, des femmes d’Ulom et de Buanchor ont réussi à interrompre les marchés d’exploitation forestière illégaux conclus par les hommes, selon Francis Akie, qui dirige le conseil de chefs traditionnels d’Ulom. Les femmes menacèrent de manifester nues, une forme de résistance qui obligea les chefs locaux à rembourser les trafiquants de bois et à annuler les contrats.
Les coopératives des femmes effectuent également des rondes au niveau de la rivière Afi et d’autres ruisseaux pour éviter l’empoisonnement des rivières, une méthode de pêche destructive. Elles ont même développé des méthodes manuelles pour recueillir l’eau contaminée des sections endiguées des rivières locales, afin de rendre l’eau à nouveau potable pour les humains et la faune.
Outre les rondes et l’application des règlements communaux, les femmes mènent aussi des campagnes idéologiques pour persuader les jeunes de renoncer à la chasse et au commerce du bois et de travailler à la conservation.
Le succès de cette révolution tranquille est déjà visible. Dans certaines communautés où ces groupements sont actifs, la pollution des rivières est presque éradiquée et l’opposition à l’exploitation forestière illégale est de plus en plus importante.
Osang Sarah est un membre de la coopérative Katabang qui déclare : « Les animaux reviennent. La forêt se régénère et devient dense tranquillement. Récemment, nous avons commencé à entendre à nouveau les cris des chimpanzés. »
La présente nouvelle est inspirée d’un article écrit par Orji Sunday, intitulé « Women’s collectives are protecting Nigeria’s gorilla wildlife sanctuary, » publié par Mongabay. Pour lire l’intégralité de l’article, cliquez sur : https://news.mongabay.com/short-article/2026/07/womens-collectives-are-protecting-nigerias-gorilla-wildlife-sanctuary/
Photo: Gorille de la riviere Cross, Julie Langford CC BY-SA 3.0