Mali : Malgré la hausse des températures, des maraîchers augmentent leur production grâce à de nouvelles pratiques

| juin 21, 2021

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Nouvelle en bref

N’tji Diarra vit du revenu que lui rapportent les laitues, les carottes, les pommes de terre et d’autres légumes qu’il cultive dans son potager de 400 mètres carrés le long du fleuve Niger dans la région de Koulikoro, au Mali. Il gagne environ 30 000 FCFA (55,45 $ US) par jour en vendant ses produits agricoles. Mais ces dernières années, les agriculteurs(trices) maliens ont rencontré plusieurs problèmes à cause de l’augmentation de la chaleur. Monsieur Diarra se résigna donc à produire uniquement en saison pluvieuse, mais c’est à cette période que les organismes nuisibles sont plus nombreux. Il utilise un insecticide liquide qu’il dilue et pulvérise dans son potager pour combattre les organismes nuisibles. Il commence à pulvériser quand les plantes commencent à germer et continue jusqu’à ce qu’elles commencent à fleurir. Trois mois avant la récolte, il cesse d’utiliser le produit pour éviter qu’il y ait des résidus sur les denrées lorsqu’il les vend. Mais il continue d’arroser son jardin. Les spécialistes affirment que les producteurs(trices) devraient songer à utiliser l’irrigation goutte à goutte afin de pouvoir cultiver les légumes en saison sèche et en saison pluvieuse.

C’est mardi matin et N’tji Diarra est dans son potager de 400 mètres carrés au bord du fleuve Niger à Katibougou, dans la région de Koulikoro. Monsieur Diarra est un maraîcher qui produit de la salade, des carottes, de la pomme de terre et d’autres légumes. Il gagne environ 30 000 FCFA (55,45 $ US) par jour en vendant sa récolte.

Comme d’autres producteurs, monsieur Diarra vit des revenus de la vente de ses produits maraîchers. Cependant, ces dernières années, les producteurs(trices) du Mali ont rencontré plusieurs difficultés à cause de l’augmentation de la chaleur. Des insectes tels que les mouches et les taupins menacent également leurs récoltes.

Pour surmonter ces difficultés, monsieur N’tji Diarra a adopté des nouvelles stratégies, y compris l’utilisation des pesticides. En plus, à cause de la chaleur qui augmente et du manque d’eau, il ne peut plus produire toute l’année. Il attend la saison pluvieuse.

Pendant la saison pluvieuse, il affirme qu’il fait moins chaud et il y’a de l’eau en abondance pour arroser les plantes.

Pour lutter contre les insectes, il pulvérise un produit qui les tue. Il verse un liquide dans un pulvérisateur, ajoute de l’eau pour diluer ça. Il secoue pour s’assurer que c’est bien mélangé et pulvérise son jardin. Monsieur Diarra commence à pulvériser quand les plantes commencent à germer et continue jusqu’à la fin de leur floraison. Trois mois avant les récoltes, il interrompt l’utilisation du produit pour éviter qu’il y ait des résidus sur les denrées qu’il vend. Mais il continue d’arroser son jardin. 

Nassam Diarra cultive aussi des produits maraîchers à Baguineda, dans la région de Koulikoro depuis une quinzaine d’années. Il est confronté aussi à la chaleur et aux insectes. Il explique : « Pour atténuer les effets de la chaleur sur mes plantes, j’arrose trois fois par jour mon jardin. Je verse au moins deux litres d’eau par plante grâce à un arrosoir. »

Tiecoura Traoré est un spécialiste en maraîchage et responsable des opérations du projet JeGe Ni JaBa piloté par l’ONG internationale ICCO/CORBAID. Il soutient que l’arrosage des plantes deux à trois fois par jour leur permet de résister à la chaleur.

Monsieur Traoré soutient que les insectes ravageurs posent plus de problèmes en saison pluvieuse qu’en saison sèche. Il encourage les producteurs(trices) à adopter de nouvelles méthodes de gestion de l’eau qui leur permettront de produire toute l’année, plutôt qu’en saison pluvieuse seulement. Cela inclut l’irrigation goutte à goutte, une méthode adaptée pour les zones arides, car elle nécessite moins d’eau que les autres types d’irrigation.

L’irrigation goutte à goutte consiste à répartir l’eau dans le jardin par un réseau de canalisations sous faible pression. Cela apporte l’eau à de faibles débits entre deux et douze litres par heure. L’eau est distribuée à travers de petits orifices dans les canalisations qui ont un diamètre de 1 à 1,5 millimètre.

Pour les producteurs(trices) qui arrosent à la main, monsieur Traoré leur conseille d’arroser leurs jardins très tôt le matin et le soir vers 17 heures. Il leur déconseille d’arroser les plantes vers midi, car il fait déjà chaud et, par conséquent, l’eau risque de s’évaporer plus vite.

Cette nouvelle a été produite grâce à une subvention de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit GmbH (GIZ) qui met en œuvre le programme des Centres d’innovations vertes.

Photo : Anna Paulo dans son champ de choux dans le village de Langali, près de Morogoro, en Tanzanie, le 28 mai 2014.