Nelly Bassily | août 8, 2011
Il y a dix ans, Harry Keliyala considérait l’agriculture comme une tradition et une pratique réservée à ses ancêtres. Il dit: « On m’a endoctriné en me disant que l’agriculture était pour les pauvres et pour ceux qui ne vont pas à l’école. » M. Keliyala ne pouvait pas produire assez de nourriture pour sa femme et ses enfants. Pour lui, l’agriculture était un fardeau.
Mais tout a changé en novembre 2001. M. Keliyala dit: « Mon attitude envers l’agriculture a changé … quand un vulgarisateur a visité ce village et nous a conseillé de commencer à faire [du compost] fumier. » M. Keliyala, maintenant âgé de 29 ans, est originaire du village de Kamphampha, dans le nord-ouest du district de Dowa.
L’agent de vulgarisation a guidé M. Keliyala et d’autres agriculteurs pour analyser les défis auxquels ils sont confrontés en agriculture. Ils ont déterminé qu’un des problèmes est la baisse de la fertilité des sols. Ils savaient que pour produire des surplus de nourriture, ils avaient besoin de fertiliser le sol.
Suite à la recommandation de l’agent de vulgarisation, M. Keliyala a produit beaucoup de fumier afin de compléter le peu d’engrais chimiques dont il disposait. Il explique: « J’ai appliqué le fumier dans le jardin de maïs et à ma grande surprise, j’ai récolté plus de ce dont ma famille avait besoin pour cette année et j’ai vendu quelques sacs de maïs. »
Après avoir connu une récolte exceptionnelle en 2002, M. Keliyala a commencé à voir l’agriculture comme une entreprise. Il nous fait part de son expérience: « Je suis témoin que l’agriculture peut être un moyen de subsistance et peut entretenir une famille. »
L’année suivante, M. Keliyala a augmenté la quantité du fumier qu’il faisait. Il a également commencé la culture du tabac et l’a diversifiée avec de l’élevage. Il a commencé avec cinq chèvres, trois poules et deux bovins.
M. Keliyala explique qu’il a beaucoup appris de son agent de vulgarisation sur la diversification en agriculture. Il décrit les avantages de la diversification: « Les cultures et les animaux se complètent mutuellement. J’utilise les déjections de mes animaux pour faire du fumier et j’utilise certains résidus de récoltes pour nourrir les animaux. »
La diversification avec l’élevage a également amélioré le revenu de M. Keliyala et sa sécurité alimentaire. Il dit: « Je vends les œufs et le lait des animaux que j’élève et cela me rapporte plus de fonds pour prendre soin de ma famille. Le lait, la viande et les œufs fournissent aussi des aliments nutritifs à ma famille. »
Au fil des années, la vie de M. de Keliyala a commencé à changer pour le mieux. Il a vendu son tabac à un bon prix, et il a remarqué que d’autres jeunes agriculteurs ont commencé à admirer son succès.