Malawi: Des agriculteurs vivant avec le VIH voient leur santé s’améliorer grâce à l’élevage de chèvres (par Normal Fulatira, pour Agro Radio Hebdo, au Malawi)

| décembre 3, 2012

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L’agriculteur Yohane Machira est HIV positif depuis 2002. Pourtant, cet agriculteur originaire de Kasiya, au nord-ouest de Lilongwe, la capitale, mène une vie pleine d’optimisme depuis qu’il a commencé à élever des chèvres.

Pendant de nombreuses années, M. Machira a produit des cultures vivrières telles que le maïs et les patates douces, et des cultures commerciales comme le tabac. Ensuite, en 2010, une organisation non-gouvernementale appelée Heifer International a fait découvrir l’élevage de chèvres laitières à M. Machira et d’autres agriculteurs vivant avec le VIH.

Quand Heifer International a distribué le premier lot de chèvres au début de l’année 2011, la famille de M. Machira était parmi les 12 bénéficiaires de leur village. Chaque famille reçoit deux chèvres.

En décembre 2011, la chèvre de M. Machira a mis bas. En octobre dernier, il était temps pour M. Machira de donner les petites femelles à une autre famille affectée par le VIH et le Sida. La cérémonie de donation a suscité beaucoup d’intérêt et d’enthousiasme.

Pour M. Machira, l’élevage de chèvres laitières a été le début d’une nouvelle vie marquée par une meilleure santé. Il explique : « Les chèvres laitières ont vraiment changé ma vie. Je suis capable d’obtenir environ cinq litres de lait à la fois, en trayant les deux chèvres que j’élève en ce moment. »

M. Machira consomme la majeure partie du lait à domicile pour améliorer sa santé. Il vend les surplus de lait au centre commercial voisin.

Le lait de chèvre n’est pas seulement une source de revenus additionnels, il est aussi très nutritif. Depuis qu’il a commencé à boire du lait de chèvre, M. Machira a moins d’infections opportunistes, ces infections qui frappent communément les personnes vivant avec le VIH.

Un autre avantage est que M. Machira utilise le fumier composté comme engrais. Il résume ainsi l’impact des chèvres laitières dans sa vie: « Je suis capable de soutenir ma famille et d’accomplir beaucoup d’autres activités agricoles parce qu’entre autres raisons, le lait de chèvre m’a aidé à avoir une meilleure santé qu’avant. J’ai de nouveau l’espoir que je vais survivre. »