Kenya : La permaculture augure la paix, la nourriture et l’égalité (Mongabay)

| octobre 15, 2025

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Nouvelle en bref

Sous le soleil brûlant, Salina Chepsat charge des caisses de tomates pour le marché de Marigat, situé à 30 kilomètres. Cette veuve de 49 ans originaire de Loboi, au Kenya, compte sur son exploitation agricole d’un hectare pour gagner un revenu et construire sa nouvelle maison. Formée par l’Indigenous Women and Girls Initiative, elle utilise du compost et des techniques de lutte contre les organismes nuisibles pour cultiver des tomates, de l’épinard, des haricots et plus. Grâce à un forage solaire, son exploitation a de l’eau toute l’année. Madame Chepsat déclare : « Même quand une terre est dégradée, nous pouvons la reconstituer pour les cultures et le pâturage, » démontrant ainsi comment les agricultrices prospèrent malgré la sécheresse et les conditions difficiles.

Sous le soleil brûlant de midi, Salina Chepsat charge des caisses de tomates mûres dans un véhicule en partance pour le marché de Marigat, situé à 30 kilomètres. Pour cette veuve de 49 ans, mère de trois enfants, la récolte de cette semaine représente plus que de la nourriture. Celle-ci signifie qu’elle aura un revenu qu’elle prévoit utiliser pour terminer la construction de sa nouvelle maison.

Elle déclare : « Quand je me suis installée ici, je cultivais surtout du maïs, du haricot et du millet. Même si je gagnais un revenu, cela ne me suffisait pas pour construire une bonne maison. La pluviométrie imprévisible est un facteur contraignant, notamment pour le maïs. »

Madame Chepsat vit à Loboi, un village reculé à proximité du lac Bogoria, dans le comté semi-aride de Baringo, au Kenya. Sa communauté est en proie à des sécheresses récurrentes, à une dégradation des sols et aux conflits liés à la rareté des ressources.

Elle doit sa réussite aux formations de l’Indigenous Women and Girls Initiative (IWGI), une organisation locale qui soutient les agricultrices. Ce groupement apprend aux femmes à constituer des banques de semences, à aménager des jardins potagers et à planter des arbres. Il leur enseigne également la fabrication de pesticides organiques et de compost.

Madame Chepsat enrichit désormais son sol avec du compost fait de crottes de chèvres, d’herbe et de déchets ménagers. Pour protéger ses cultures contre les mouches blanches, elle applique une pâte faite de cendre et de piment. Elle déclare : « Quand je récolte des denrées de ma ferme, j’ai confiance que ce que je mange est sain. Ce que je cultive est entièrement biologique. »

Elle cultive des tomates, des épinards, du piment, du haricot, des bananes, du maïs, du millet et du sorgho sur une parcelle d’un hectare qu’elle a acheté il y a cinq ans. Grâce à un forage muni d’une pompe solaire, qu’une ONG a creusé sur son exploitation, elle et ses voisins ont de l’eau toute l’année.

Pour la fondatrice d’IWGI Monica Yator, ce type d’agriculture est essentiel. Elle déclare : « L’utilisation des pesticides est monnaie courante dans plusieurs exploitations agricoles d’ici. Nous disons aux agriculteurs de les éviter, car ils peuvent nuire à la santé et aux sols. »

Madame Yator soutient que son initiative encourage les femmes des communautés locales, comme Endorois, Ilchamus et Tugen à employer les techniques de permaculture. Ces pratiques aident les agriculteurs et les agricultrices à gérer la sécheresse et les sols pauvres, tout en réduisant leur dépendance exclusive au bétail.

Madame Chepsat est d’accord. Elle déclare : « Nous devons faire bon usage de nos exploitations agricoles. Même avec une terre dégradée, nous pouvons la reconstituer pour les cultures et le pâturage. »

Photo : À côté de cultures vivrières comme le maïs et le sorgho, Salina Chepsat cultive des produits agricoles qui font recette, comme les tomates, les épinards, les bananes et le fruit de la passion sur sa petite exploitation. Image prise par Gilbert Nakweya pour Mongabay.

La présente nouvelle est inspirée d’un article écrit par Gilbert Nakweya pour Mongabay, intitulé « Permaculture promises peace, food, increased equality in Kenyan county. » Pour lire l’intégralité de l’article, cliquez sur : https://news.mongabay.com/2025/09/permaculture-promises-peace-food-increased-equality-in-kenyan-county/.