admin | mars 30, 2026
Nouvelle en bref
Dans la réserve de Meibae, au Kenya, de jeunes hommes appelés Morans dirigent des activités de conservation des prairies tout en s’occupant du bétail de leur communauté. Formés en gestion des pâturages, en entrepreneuriat et en leadership, ils planifient le pâturage, en vue de prévenir la dégradation et réduire les conflits pour les ressources. En collaboration avec des groupes de conservation, comme Grevy’s Zebra Trust, les Morans contribuent à la reconstitution les prairies, l’amélioration de la santé du bétail et veillent à une utilisation durable des terres. Les profits du tourisme et les crédits de carbone financent des écoles et des projets communautaires. En participant à la conservation et au processus décisionnel, ces jeunes protègent l’environnement, renforcent les moyens de subsistance et bâtissent un avenir durable pour leurs communautés.
Sur les plaines découvertes de la réserve de Meibae au nord du Kenya, de jeunes hommes vêtus de sarongs colorés et de bracelets de perles conduisent des dizaines de bovins vers des parcelles d’herbe fraîche. Les cheveux teints en rouge avec de l’argile locale, ils se déplacent habilement et avec soin.
Ces jeunes hommes ne sont pas que de simples bergers. Ce sont des Morans, des guerriers et des protecteurs du bétail de leur communauté. Les garçons deviennent Morans à la suite de cérémonies d’initiation traditionnelles, et servent leur communauté pendant 15 ans avant le mariage. Leur travail consiste à assurer la sécurité et le bien-être du troupeau, qui constitue la base de la richesse et la sécurité à Meibae.
Chaque Moran connaît chacune des vaches dont il est responsable, même s’il en gère des centaines. Leur rôle dépasse largement celui de la simple garde du troupeau. Le modèle de réserve communautaire a permis de former les Morans à la gestion des pâturages, à l’esprit d’entreprise et au leadership. Ils siègent même aux conseils d’administration des réserves aux côtés d’anciens et de femmes, ce qui leur permet de participer aux prises de décision.
Samuel Leburkash est un Moran de 27 ans. Il déclare : « Lorsque le pâturage n’était pas planifié, les prairies se dégradaient rapidement. Nous devions aller loin pour trouver suffisamment de fourrage, et nous finissions par nous retrouver sur les terres d’autres personnes. C’était la principale cause des conflits. »
Les groupes écologistes, y compris le Grevy’s Zebra Trust, travaillent avec la communauté, afin de planifier le pâturage et gérer les parcours de façon durable. Aujourd’hui, monsieur Leburkash et ses camarades Morans rentrent généralement chez eux durant la journée plutôt que de rester loin pendant des mois. Les prairies sont en meilleure santé, et les conflits pour les ressources ont diminué.
Monsieur Leburkash déclare : « La planification nécessite que toute la communauté collabore. S’il n’y a pas d’unité, ce travail ne produira rien. »
Les réserves communautaires utilisent également les recettes touristiques et les crédits carbone pour financer des écoles, l’accès au Wi-Fi, des centres communautaires et créer des emplois pour les jeunes. Les Morans ne se contentent pas de gérer le bétail, ils diffusent également un message de conservation auprès d’autres jeunes, en encourageant le pâturage et l’utilisation des terres de manière durable.
En s’impliquant dans la préservation de l’environnement et la prise de décision, les Morans façonnent l’avenir de leurs communautés. Monsieur Leburkash explique : « Notre connaissance du territoire, associée aux compétences que nous acquérons, contribue à créer des pâturages plus sains et à améliorer les moyens de subsistance de chacun. »
À travers tout le territoire de Meibae, environ mille personnes, appelées « Morans », sont très actives dans la préservation de l’environnement. Leurs efforts ont des retombées durables : ils contribuent à freiner la dégradation des prairies, à améliorer la santé du bétail et à transmettre à la prochaine génération les connaissances et les compétences nécessaires pour gérer les terres de manière durable.
Grâce à leur travail, ces jeunes hommes prouvent que, lorsque les jeunes participent au leadership communautaire, les populations et la nature peuvent s’épanouir ensemble.
Photo : La gestion des prairies a permis aux Morans de rester près de leurs domiciles pour faire paître le bétail, car il y a suffisamment de ressources dans les environs.
La présente nouvelle est inspirée d’un article écrit pour The Nature Conservancy, intitulé « Youth: The Future of Conservation. » Pour lire l’intégralité de l’article, cliquez sur : https://www.nature.org/en-us/about-us/where-we-work/africa/stories-in-africa/kenya-youth-community-conservancies/.