Ghana : Erica Kusi Amponsah motive et forme des femmes pour le métier d’ingénieur en électricité, un secteur dominé par les hommes

| septembre 5, 2022

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Nouvelle en bref

Erica Kusi Amponsah réside à Accra, la capitale du Ghana, où elle travaille à Solar Taxi comme ingénieure électrique. Actuellement, madame Amponsah dirige l’équipe d’installation de bornes de recharge au département d’ingénierie. Selon madame Amponsah, pendant qu’elle se préparait pour cette carrière, les garçons de sa classe qui pensaient que l’ingénierie n’était pas pour les femmes la décourageaient. Néanmoins, madame Amponsah a du succès maintenant et veut redonner à la société en formant plus de femmes ingénieures. Elle déclare : « C’est impressionnant d’être dans ce domaine, car, lorsque je porte mon uniforme et que je me rends au travail, les gens m’admirent et me questionnent à propos de mon travail. Cela me rend fière. »

Cette nouvelle fait partie d’une série intitulée Stars in the Field, produite dans le cadre du projet « Young Women in TVET ». Dans cette série, nous brosserons le portrait de femmes qui travaillent dans le secteur technique et professionnel au Ghana. Bien que ce ne soit pas une « Nouvelle agricole » ordinaire, nous pensons que ces portraits peuvent inspirer les membres de votre auditoire et instaurer une discussion sur les métiers traditionnels et non traditionnels des hommes et des femmes dans votre communauté.

C’est jeudi après-midi et Erica Kusi Amponsah prépare son équipe pour l’installation d’une borne de recharge d’un client qui vient juste d’acheter une voiture électrique. Elle déclare : « Plus tôt, aujourd’hui, je suis allée vérifier les installations du client pour m’assurer que la puissance électrique, le système de mise à la terre et le disjoncteur étaient [assez] stables pour l’installation d’une borne de recharge pour voiture électrique. »

Madame Amponsah réside à Accra, la capitale du Ghana, où elle travaille à Solar Taxi comme ingénieure en électricité. En 2019, elle a obtenu son diplôme à la Sunyani Technical University avec mention, et a immédiatement commencé à travailler chez Solar Taxi en tant qu’ingénieure en électricité.  

Actuellement, madame Amponsah est la cheffe de l’équipe d’installation des bornes de recharge au département d’ingénierie. Elle participe également à l’assemblage et à l’entretien des voitures électriques, des motocyclettes et des tricycles.

Elle explique : « Les véhicules électriques sont une nouveauté dans le monde, et particulièrement au Ghana. C’est un privilège de faire partie des premières personnes à travailler sur les véhicules électriques dans ce pays. »

Madame Amponsah a déjà acquis une vaste expérience dans sa carrière. En 2021, elle a participé à un programme de stage en Allemagne dans une société où elle aidait à installer et entretenir des panneaux solaires.

Elle raconte que sa passion pour l’ingénierie lui vient de son père : « Enfant, j’aimais toujours observer mon père à la maison chaque fois qu’il réparait des choses comme une télévision en panne, des appareils métalliques et d’autres appareils électriques. »

Elle ajoute : « Même si mon père était professeur d’anglais, ses connaissances en réparation d’appareils électriques ont piqué ma curiosité. J’ai beaucoup appris de lui, et je pense que c’est de là qu’est né mon intérêt pour le génie électrique. »

Cette passion explique le choix d’étude de madame Amponsah en science générale au Lycée Odorgonno d’Accra avant l’université, où elle étudiait avec cinq autres femmes et 115 hommes.

À ses dires, elle détestait les mathématiques lorsqu’elle était plus jeune. Mais comme les mathématiques sont très importantes en génie, elle a travaillé dur et a excellé dans cette matière, tout comme elle excelle maintenant dans son travail.

Mais le parcours d’ingénieure en électricité n’a pas été de tout repos pour madame Amponsah. À ses dires, les garçons de sa classe, pour qui l’ingénierie n’était pas une affaire de femmes, la décourageaient souvent.

Malgré ces tentatives de découragement, elle remercie ses parents de l’avoir soutenue dès le début.

Elle ajoute : « J’ai de la chance, car le directeur général de Solar Taxi où je travaille croit également aux femmes. C’est pourquoi les femmes sont nombreuses au département de l’ingénierie, et quelques hommes stagiaires. Ce qui est le plus important, c’est le soutien… de mon mari, qui est également ingénieur. C’est important et c’est ce qui m’a permis d’aller aussi loin dans ma carrière. »

Outre l’argent qu’elle gagne et du succès qu’elle a dans l’ingénierie, madame Amponsah veut redonner à la société en formant plus de femmes ingénieures.

Elle est actuellement une des principales animatrices de l’Académie des femmes ingénieures à Solar Taxi, où elle forme de jeunes femmes pour des postes d’ingénieures, quel que soit leur cursus.

Madame Amponsah explique : « La seule chose qui importe c’est que vous soyez disposé à apprendre. Jusqu’ici, j’ai formé environ 40 femmes qui souhaitent devenir ingénieures en électricité. »

Elle déclare : « Je conseille aux jeunes femmes de rester concentrées, de persévérer et de se donner à fond pour ce qu’elles veulent réaliser dans la vie. En travaillant dur, elles réussiront haut la main. »

Madame Amponsah est un modèle pour plusieurs dans sa communauté. Elle déclare : « Beaucoup de gens dans ma famille sont fiers de moi et m’admirent. D’autres veulent devenir ingénieurs uniquement à cause de moi. »

Elle n’a jamais regretté sa décision de vivre sa passion pour l’ingénierie. Elle déclare : « Je veux être ingénieure toute ma vie. Même si j’arrête de travailler sur le terrain un jour, je veux devenir ingénieure consultante en électricité. »

Travailler dans un domaine comme le génie électrique, qui est dominé par les hommes, est exaltant pour madame Amponsah. Elle déclare : « C’est impressionnant d’être dans ce domaine, car lorsque je porte mon uniforme et que je vais au travail, les gens m’admirent et me posent des questions sur mon travail. Cela me rend fière. »

La présente nouvelle a été produite dans le cadre du projet « Innovation in Non-traditional Vocational Education and Skills Training », INVEST, mis en œuvre par l’EUMC, grâce à un financement d’Affaires mondiales Canada.

Photo : Erica Kusi Amponsah installe un panneau solaire.