Ghana : Des femmes jardinent dans leur cour pour combattre la malnutrition

| avril 4, 2022

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Nouvelle en bref

Madame Nyamalor est nutritionniste chez Women in Agriculture Development, ou WIAD, au Ghana. Elle enseigne aux agricultrices des techniques agricoles qui leur permettront à elles et leurs familles de consommer des aliments nutritifs, y compris le jardinage. Elle déclare : « Beaucoup d’agricultrices d’exploitations familiales ne préparent pas de repas nourrissants. Souvent, elles font cuire les légumes trop longtemps si bien que ceux-ci perdent leurs nutriments. Mais, essayons de manger plus de fruits, de bien cuire nos légumes, de boire beaucoup d’eau et de vivre sainement. » La formation de madame Nyamalor a fait découvrir à plusieurs femmes comment cultiver chez elles des denrées vivrières nutritives, sans pesticides, pour compléter leurs revenus et leur alimentation. Peter Aboagye est le directeur adjoint de l’agriculture et le chef de l’unité de nutrition à WIAD. Selon lui, l’alimentation est un besoin fondamental chez tout le monde, et on peut lutter contre la malnutrition grâce à des approches fondées sur l’alimentation telles que la production de cultures riches en nutriments, notamment les patates douces à chair orange, les fruits et les légumes.

Agnes Nyamalor vient à peine de rentrer du bureau et se prépare à aller apprendre à des agriculteur.trice.s comment cultiver et consommer des aliments nutritifs. Elle ramasse ses livres et son matériel de formation et part à la rencontre des participant.e.s de la formation d’aujourd’hui, qui sont pour la plupart des femmes.

Madame Nyamalor déclare : « Beaucoup de gens tombent malades parce qu’ils ne consomment pas d’aliments nutritifs. J’apprends aux gens à avoir une alimentation bien équilibrée et riche en nutriments pour éviter de tomber malades souvent. »

Elle ajoute : « Il est nécessaire d’encourager les femmes à améliorer l’alimentation de leur famille pour combattre la malnutrition. Je leur montre que 50 pour cent de leurs repas doivent être composés de fruits et de légumes. Par conséquent, je les encourage toutes à avoir un jardin chez elle. »

Madame Nyamalor est nutritionniste chez Women in Agriculture Development, ou WIAD, au Ghana. Elle enseigne aux agricultrices différentes techniques agricoles pour aider leurs familles et elles à consommer des aliments nutritifs.

Elle déclare : « En raison du manque de connaissances, la majeure partie des femmes et leurs familles ne mangent pas d’aliments nutritifs. »

Elle ajoute : « Beaucoup d’agricultrices d’exploitations familiales ne préparent pas de repas nourrissants. Souvent, elles font trop cuire les légumes si bien que ceux-ci perdent leurs nutriments. Mais, essayons de manger plus de fruits, de bien cuire nos légumes, de boire beaucoup d’eau et de vivre sainement. »

Madame Nyamalor affirme apprendre aux agriculteur.trice.s diverses façons d’améliorer leur alimentation.

Elle explique : « Je leur apprends à cultiver des denrées riches en vitamine A et en fer dans leurs potagers, y compris du gombo, des aubergines et des tomates. Ils doivent également s’assurer de planter au moins un arbre fruitier dans leurs jardins. »

Madame Nyamalor soutient qu’en raison des pénuries d’eau qui touchent la région tout au long de l’année et de la nécessité de surveiller de près les cultures, elle encourage les agriculteur.trice.s à exploiter leur arrière-cour pour aménager leurs potagers.

Elle explique : « Encourager un plus grand nombre d’agricultrices à appliquer les techniques de jardinage afin de cultiver des légumes et des fruits chez elles rend cette pratique plus viable et rentable. »

Theresah Ayim fait partie des agriculteur.trice.s qui ont appris le jardinage auprès de madame Nyamalor.

Madame Ayim déclare : « Le jardinage m’aide vraiment. Les cultures sont belles et sont nutritives. Elles sont à portée de main, et on n’a pas besoin de parcourir tout le chemin pour aller acheter des produits alimentaires nutritifs au marché. »

Elle ajoute : « La formation a vraiment servi à ma famille. Je me rends rarement ces temps-ci au marché, car j’ai désormais la nourriture que j’avais l’habitude d’acheter au marché ici même chez moi. »

Peter Aboagye est le directeur adjoint de l’agriculture et le chef de l’unité de nutrition à WIAD. Selon lui, l’alimentation est un besoin fondamental chez tout le monde.

Il déclare : « Nous encourageons les agriculteurs d’exploitations familiales à cultiver des denrées plus nutritives pour leur consommation et pour avoir un revenu. »

Selon monsieur Aboagye, on peut réussir à combattre la malnutrition grâce à des approches fondées sur l’alimentation telles que la production de cultures riches en nutriments, notamment les patates douces à chair orange, les fruits et les légumes.

Il déclare : « Dans le cadre d’un projet financé par la FAO que nous mettons en œuvre, des groupements féminins bénéficient de programmes de formation et de démonstrations où leurs membres apprennent à préparer et à consommer des aliments riches en nutriments. »

Il ajoute : « Les bénéficiaires du projet reçoivent également un appui pour cultiver et consommer des patates douces à chair orange et d’autres denrées vivrières riches en nutriments en jardinant dans leur cour. Les cultures sélectionnées pour ce projet incluent l’aubergine sauvage, le niébé, les feuilles de taro, le piment, les haricots verts, le gombo et les feuilles de bissap. »

Mabel Fula est une autre agricultrice qui jardine chez elle à Bator. À ses dires, le jardinage permet à sa famille de consommer des aliments nourrissants et exempts de produits chimiques.

Madame Fula explique : « Je peux voir la différence entre ce que je cultive à la maison et ce qu’on vend au marché. Les produits du marché contiennent beaucoup d’engrais chimiques et de pesticides, mais ceux que je cultive à la maison n’en contiennent pas, car je fabrique mon propre engrais organique à base d’oignon fermenté que je pulvérise sur les plantes. »

Bien que madame Nyamalor soit l’enseignante et la formatrice en nutrition de WIAD, elle tire également profit en jardinant chez elle, à la maison.

Madame Nyamalor explique : « Le jardinage me permet de consommer des aliments nutritifs tout au long de l’année. Les plantes issues des jardins potagers ne meurent pas rapidement, car, en utilisant du fumier organique, les plantes biologiques se conservent plus longtemps. Les plantes ne contiennent pas non plus de produits chimiques, ce qui permet de préparer des repas nourrissants avec des produits frais. »

La présente ressource a été produite avec le soutien financier du gouvernement du Canada par l’entremise d’Affaires mondiales Canada.

Photo : Des légumes sont exposés à la vente sur un marché près de Morogoro, en Tanzanie, le 28 mai 2014. Crédit : Sylvie Harrison.