Ouganda: Des femmes paraprofessionnelles vétérinaires qualifiées aident les éleveurs de bétail à préserver la santé des animaux et à accroître leurs revenus

| octobre 2, 2023

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Nouvelle en bref

En Ouganda, des paraprofessionnels vétérinaires aident les éleveurs et les éleveuses de bétail à préserver la santé des animaux et à accroître leurs revenus. De plus, ce sont des femmes qui sont aux premières loges. Rebecca Bayiga a un bureau de soins de santé animale à environ 120 kilomètres de Kampala, où elle assiste les agriculteurs et les agricultrices qui sollicitent ses services au téléphone. À ses dires, les personnes qui parcouraient 50 kilomètres à pied pour avoir accès aux soins de santé animale peuvent désormais lui demander de sauter sur sa mobylette pour aller voir leurs bêtes rapidement. Miria Loquang est une paraprofessionnelle vétérinaire nouvellement formée qui travaille avec les animaux dans le district de Nakapiripirit depuis 31 ans. Beaucoup de gens de la région vivent de l’élevage de bétail, et, grâce à l’assistance de madame Loquang, un bien meilleur revenu pour subvenir aux besoins de leurs familles, car leurs animaux jouissent d’une meilleure santé.

C’est une matinée fraîche et humide dans le village de Mateete, dans le district de Sembabule, à environ 120 kilomètres au sud de Kampala, la capitale ougandaise. Rebecca Bayiga, une paraprofessionnelle vétérinaire, se prépare à aller aider des éleveurs et des éleveuses de bétail qui lui ont téléphoné pour solliciter ses services.

Elle déclare : « La communauté est très satisfaite des services de soins de santé animale que j’offre par téléphone portable. Parmi les services, j’administre des vaccins aux animaux. »

Madame Bayiga ajoute que les éleveurs et les éleveuses du district parcouraient jusqu’à 50 kilomètres avant pour se rendre au quartier général du district pour obtenir des services des soins de santé animale. Elle explique : « Maintenant, les services sont plus proches d’eux grâce à notre travail. J’offre des services vétérinaires abordables chaque fois que des éleveurs de bétail m’appellent sur mon téléphone portable. »

Elle ajoute : « Je m’assure de réviser ma petite mobylette que j’utilise pour aller chez les clients, car chaque fois que les éleveurs de bétail m’appellent pour aller soigner leurs animaux, je me dois de les rejoindre rapidement. »

Madame Bayiga est devenue une paraprofessionnelle vétérinaire célèbre après avoir participé à une formation au Bukalasa Agricultural College en Ouganda.

Comme toute profession et toute entreprise, madame Bayiga fait face à des défis. La demande pour les vaccins des animaux est élevée, mais elle doit parcourir une longue distance pour aller acheter les vaccins, dont le coût est également élevé. 

Elle ajoute : « Parfois, j’aide les éleveurs qui me paient un plus tard. Si un éleveur m’appelle à un moment où la santé de son animal est défaillante, je n’hésite pas à aller soigner ce dernier à crédit. »

Alice Naula est une paraprofessionnelle vétérinaire au National Animal Genetic Resource Centre & Data Bank, dans le district de Kibuku, à l’est de l’Ouganda, qui a également pris part à la formation des paraprofessionnels vétérinaires au Bukalaso Agricultural College.

Madame Naula déclare : « Les compétences que j’ai acquises grâce à la formation apportent une valeur ajoutée à mon travail et à la communauté que je sers. Plusieurs éleveurs de bétail à qui je viens en aide gagnent désormais un meilleur revenu pour les besoins de leurs familles à cause de l’amélioration de la santé de leurs bêtes. »

Miria Loquang est une paraprofessionnelle vétérinaire du district de Nakapiripirit qui a participé à la formation. Elle diagnostique les vaches, les chèvres et les moutons du district. Madame Loquang a deux enfants et elle subvient aux besoins de la famille grâce à son métier de paraprofessionnelle vétérinaire qu’elle exerce depuis 31 ans.

Elle raconte être célèbre maintenant dans le district, notamment chez le groupe ethnique majoritaire, les Karamojong, dont l’élevage de bétail est la source de revenus. Elle déclare : « En tant que Karamojong moi-même, j’ai grandi en voyant mes parents et mon voisinage utiliser des herbes locales pour soigner les animaux. Cela m’a fait penser à poursuivre une carrière de médecin vétérinaire. »

Johnson Abura est un éleveur de bétail du sous-comté de Nabilatuk, dans le district de Nakapiripirit qui a bénéficié du soutien de femmes paraprofessionnelles vétérinaires. Monsieur Abura vend ses bêtes sur différents marchés du district. 

Avant, il perdait des animaux et de l’argent, car les vétérinaires les plus proches se trouvaient très loin. Il explique : « Cette année, j’ai eu des pertes entre mars et mai. Mes chèvres ont eu la diarrhée et j’ai été forcé de vendre mon bouc à 150 190 shillings ougandais (40 $ US) plutôt qu’à 190 000 environ (50 $ US) parce que je n’ai pas pu trouver de professionnel paravétérinaire pour le diagnostiquer et le soigner. »

Grâce à l’augmentation de nombre de femmes professionnelles paravétérinaires, les éleveurs et les éleveuses ont un meilleur accès aux services vétérinaires. Monsieur Abura ajoute : « La situation s’est normalisée parce que madame Loquang qui est notre agente vétérinaire peut facilement soigner nos animaux. »

Malgré les défis que comportent le métier et les activités vétérinaires, madame Bayiga soutient qu’elle est décidée à réaliser son rêve de servir la communauté par les services de soins animaliers. Elle explique : « Je vais continuer à travailler dur pour aider à améliorer le revenu des ménages dans les communautés en soignant leurs animaux et en encourageant les éleveurs concernant les avantages de l’élevage de bétail. »

La présente nouvelle a été financée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture dans le cadre du projet “Sustainable Business in Animal Health Service Provision through training for Veterinary Paraprofessionals.”