Ouabouè Bakouan | octobre 2, 2023
Nouvelle en bref
Daniel Somda, un producteur de maïs scrute le ciel gris. On peut lire l’inquiétude sur son visage. Cela fait plus d’une semaine qu’il a plu à Pontiéba en ce mois de juillet. Le maïs de son champ de trois hectares commence à faner, malgré ses efforts pour mieux gérer les réserves d’eau. Cependant, monsieur Somda garde espoir. En effet, il a reçu un SMS de l’Agence nationale de la météorologie la veille. Ces alertes fournissent des renseignements sur les prévisions météorologiques destinées au public. Monsieur Somda déclare : « Cela m’aide à décider si je dois ou non appliquer les intrants dans mon champ. Si je fais un traitement phytosanitaire par exemple, et qu’il pleut ensuite, les produits peuvent être lessivés. Les données météo sont de bonnes informations qui me guident dans mes productions agricoles. »
Il est six heures du matin à Pontiéba, un village de la commune de Dano situé à environ 250 kilomètres de Ouagadougou, au Burkina Faso. Daniel Somda, un producteur de maïs scrute le ciel gris. On lit l’inquiétude sur son visage. Cela fait maintenant plus d’une semaine qu’il n’a pas plu en ce mois de juillet à Pontiéba. Le maïs de son champ de trois hectares commence à faner malgré ses efforts pour mieux gérer les réserves d’eau.
Mais monsieur Somda ne désespère pas, car il a reçu la veille un message d’alerte météo de l’Agence nationale de la météorologie sur son téléphone. Ces alertes fournissent ses renseignements concernant les conditions météorologiques attendues. Monsieur Somda déclare : « Cela m’aide à décider si je dois ou non appliquer les intrants dans mon champ. Si je fais un traitement phytosanitaire par exemple, et qu’il pleut ensuite, les produits peuvent être lessivés. Les données météo sont de bonnes informations qui me guident dans mes productions agricoles. »
Monsieur Somda et d’autres producteurs et productrices de la localité utilisent les alertes météorologiques pour améliorer leur production agricole. Ils reçoivent ces messages depuis cinq ans dans le cadre du projet « Mise à l’échelle des pratiques d’agriculture et d’utilisation des terres intelligentes face au changement climatique pour améliorer les systèmes de production régionaux en Afrique de l’Ouest. »
Monsieur Somda est un des points focaux du projet à Pontiéba. Il explique comment il partage les alertes météo avec les autres agriculteurs et agricultrices : « Dès qu’il y a des informations importantes sur la météo, je reçois un message d’alerte sur mon téléphone. J’informe les autres producteurs de ma localité pour une large diffusion. »
Il y a à Pontiéba quatre points focaux du projet qui partagent les informations météorologiques. Les points focaux informent au moins 100 producteurs et productrices dès réception d’une alerte météo. À leur tour, ces producteurs et ces productrices alertent les autres de bouche à oreille. Pour faciliter leur travail, le projet a mis à la disposition des points focaux, des téléphones portables et recharge régulièrement d’unités d’appel.
Monsieur Somda explique comment les alertes météo lui sont utiles. Il déclare : « Avec les alertes météo, je connais à l’avance les prévisions pluviométriques. Cela me permet de prendre des décisions à différents moments du cycle de culture, des semis à la récolte. » Il note, par exemple, qu’il produisait à peine six tonnes de maïs sur ses trois hectares, mais qu’avec l’utilisation des alertes, sa production a presque doublé.
Les informations météorologiques aident les producteurs et les productrices de Pontiéba comme monsieur Somda à prendre des décisions et à planifier leur production. Harouna Koné est un technicien supérieur en agriculture et chargé du suivi météorologique auprès des producteurs et des productrices au sein du projet. Monsieur Koné explique : « En collaboration avec l’Agence nationale de la météorologie, nous sélectionnons les informations comme le niveau de probabilité de la pluie, en fonction des besoins de nos producteurs. On transfert les informations aux points focaux qui les partagent à leur tour avec les autres producteurs concernés. » Il affirme que les informations aident les agriculteurs et les agricultrices à planifier l’épandage des substances chimiques, établir le calendrier d’irrigation, à combattre les maladies et les parasites et prendre d’autres décisions comme le choix des variétés qui seront cultivées, fixer des dates où seront effectués les semis, choisir la culture intercalaire, prévoir les dates probables de récoltes et gérer les activités après récolte.
Monsieur Somda Daniel est heureux de contribuer à la réussite du projet et de ses collègues agriculteurs et agricultrices par le partage d’informations. Mais il témoigne que la qualité des réseaux téléphoniques fait parfois que les messages arrivent en retard. Malgré cette difficulté, monsieur Somda estime que les alertes météo sont utiles pour leur production en ces temps de changement climatique.
Il conclut : « Je souhaite que tous les producteurs s’approprient le projet au regard de ces bienfaits. »
La présente nouvelle a été financée par ViMPlus. ViMPlus, ou la Victoire sur la malnutrition Plus fait partie du programme RISE II (Resilience in the Sahel Enhanced II) de l’USAID, qui aide les communautés vulnérables du Burkina Faso et du Niger à se préparer efficacement aux crises récurrentes et à les gérer, et à trouver des moyens durables de sortir de la pauvreté. ACDI/VOCA gère et met en œuvre ViMplus.