Cameroun : Une ménagère réalise son rêve de devenir agricultrice

| mai 11, 2015

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Une machette dans une main et un bâton dans l’autre, Thérèse Biakolo défriche une parcelle de terrain. Elle explique : « Il y a un an et demi, j’ai bénéficié de l’aide d’un projet appelé New Generation pour créer ma plantation d’un hectare. J’y ai planté du cacao en association avec des bananes-plantains. Cette année, je vais agrandir ma plantation, c’est pourquoi je défriche ici ».

Thérèse Biakolo est une agricultrice vivant à Mbalmayo, une ville de la région du Centre du Cameroun. Cette ancienne mère au foyer a toujours voulu créer une plantation et ainsi avoir une activité génératrice de revenus. Malheureusement, elle n’avait pas de moyens financiers pour débuter sa plantation. La dame de 32 ans explique : « Il faut de l’argent pour créer une plantation. Il faut acheter des plants, des produits phytosanitaires et autres. Moi je n’avais pas cet argent. Je n’arrivais donc pas à réaliser mon rêve».

Thérèse Biakolo entend parler d’un projet appelé New Generation. Le projet est mis en place par le Conseil Interprofessionnel du Cacao et du Café (CICC), le plus grand regroupement des professionnels des secteurs cacao et café du Cameroun.

Omer Maledy est le secrétaire exécutif du CICC. Il explique : « New generation vise à rajeunir la force de production et les vergers en incitant les jeunes à s’investir dans la cacaoculture et la caféiculture ».  Le projet forme les jeunes et leur donne tout ce dont ils ont besoin pour mettre sur pied au moins un hectare de plantation pendant trois ans.

Mis en place en juin 2012, le projet New Generation dit avoir déjà formé plus de 700 jeunes et aidé à la création de près de 1800 hectares de plantation. M. Maledy s’en réjouit et dit : « C’est une bonne opportunité pour les jeunes qui souvent ne trouvent pas de l’aide pour pouvoir se lancer dans l’agriculture ».

Mme Biakolo a saisit son opportunité en s’intègrant au projet. En attendant que le cacao arrive en phase de production, la jeune maman de quatre enfants a déjà effectué sa première récolte de bananes-plantains. Avec un très large sourire, elle dit : « Cette récolte est à l’heure actuelle ma plus grande fierté, quelque chose de concret réalisé de mes propres mains ».

L’expérience positive de Mme Biakolo a suscité de nouvelles vocations. C’est le cas de Sylvain Modo, un voisin de Thérèse. Il dit : « À voir l’expérience de Thérèse, je suis tenté de me lancer dans l’agriculture. J’ai l’impression que la terre rapporte plus que la moto ».

Mme Biakolo a obtenu un gain de 700 000 Francs Cfa ($1210 U.S.) avec la vente de ses bananes-plantains. Elle explique : « J’ai épargné une partie de cet argent. Avec l’autre partie, j’ai acheté une plaque à gaz pour remplacer mon vieux réchaud à pétrole. J’ai également acheté de nouvelles marmites ainsi que des habits et chaussures neuves pour mes enfants ».