admin | juillet 17, 2026
Nouvelle en bref
Le parcours agricole d’AngelTadie a commencé avec des semences achetées au marché. Lorsqu’elle s’est lancée dans l’agriculture, elle récoltait parfois près de 600 kilogrammes par hectare. Elle déclare : « C’est le système dans lequel j’avais grandi : semer, attendre et espérer que le meilleur se produise. » Sa perspective changea lorsqu’elle découvrit des semences de haricot améliorées qui augmentèrent sa production de 200 %. Elle produit désormais des semences, partage des semences améliorées, ainsi que des connaissances sur les bonnes méthodes de plantation, à d’autres membres de sa communauté.
Le parcours agricole d’Angel Tadie a commencé par l’achat de semences locales au marché. À ses débuts, elle récoltait environ 600 kilogrammes de haricots par hectare. Elle raconte : « C’est le système dans lequel j’avais grandi : semer, attendre et espérer que le meilleur se produise. »
Sa perspective et ses résultats changèrent lorsqu’elle rencontra Lucas Fofe, un chercheur à la retraite de l’Institut de recherche et de développement agricoles. Même retraité, monsieur Fofe est resté activement impliqué dans la production de semences et le mentorat. Madame Tadie explique : « Il m’a montré l’importance pratique d’utiliser des semences de qualité améliorée, un concept que je n’avais pas pleinement saisi. »
Grâce à ses conseils, elle acheta 70 kilogrammes de Mex 142, de GLP 190 et de DOR 701, des semences de haricots améliorées. Elle les sema sur un hectare de terre. Les résultats furent remarquables. Les variétés améliorées avaient largement surpassé les semences locales, soulignant ainsi l’importance de semences de qualité et de pratiques agronomiques appropriées.
Elle continua à bénéficier du soutien de monsieur Fofe, notamment sous forme de mises en relation avec d’autres initiatives et d’occasions de formation destinées aux agriculteurs et aux agricultrices. Elle suivit une formation structurée sur les techniques de production améliorées, la gestion de la qualité des semences et les aspects commerciaux de la production de semences.
Elle participe désormais à une plateforme multipartite gérée par l’Institut de recherche et de développement agricoles, l’Alliance of Bioversity International et le CIAT. Cette plateforme, ainsi que les groupes WhatsApp consacrés au partage des connaissances, lui permet d’accéder en permanence à des conseils techniques, à l’apprentissage entre pairs et aux dernières actualités du secteur.
Madame Tadie affirme que ses rendements ont augmenté de 200 %, passant de 600 kilogrammes par hectare à 1 800 kilogrammes, et ce, grâce à l’utilisation de la variété améliorée Mex 142.
Forts de ces résultats, elle a souhaité se lancer dans la production de semences. Suivant les conseils de monsieur Fofe, elle réserva des superficies à la production de semences et suivit les recommandations techniques. Le premier défi fut l’accès aux terres. Il a fallu deux ans à madame Tadie pour acquérir cinq hectares de terres adaptées à une production diversifiée et à la multiplication des semences : trois hectares en altitude et deux en plaine.
Elle utilise ces terres pour produire des semences et des grains de haricots, des semences et des grains de maïs, des tomates et des bananes plantains. Elle a choisi ces cultures pour leur valeur commerciale, leur rentabilité et pour assurer la sécurité alimentaire de son foyer.
Des défis subsistent, notamment la pénurie de main-d’œuvre, les coûts élevés de la certification, la gestion rigoureuse des cultures et les fluctuations du marché. Elle déclare : « Pour surmonter ces difficultés, je travaille à nouer des relations solides avec les acteurs du marché et à renforcer nos stratégies commerciales. »
Malgré ces difficultés, les avantages sont évidents. Elle utilise ses propres semences de qualité, ce qui se traduit par des rendements plus élevés, une meilleure sécurité alimentaire pour son foyer et des revenus plus importants. Elle ajoute : « Au-delà des gains matériels, ce parcours m’a redonné confiance en moi, m’a donné un but dans la vie et m’a valu d’être reconnue comme un modèle pour d’autres agricultrices. »
Elle a aujourd’hui bouclé la boucle et accompagne désormais d’autres agriculteurs et agricultrices. Elle a été choisie comme agricultrice référente dans le cadre d’un échange entre agricultrices des régions de l’Ouest et du Nord-ouest. Les participantes se sont rendues dans son exploitation pour s’inspirer de son expérience en matière de production de céréales et de fèves de semence, ce qui a fait d’elle un modèle et une référence locale.
Aux autres femmes qui se lancent dans l’agriculture, elle déclare : « Commencez dès maintenant. N’attendez pas le moment idéal, car il ne viendra jamais. Rêvez grand, car l’agriculture n’est pas une mince affaire. Elle fait appel à l’esprit d’entreprise, à la science et au leadership. Faites preuve de persévérance, car les défis sont inévitables, mais c’est la constance qui porte ses fruits. »
La présente nouvelle est inspirée d’un article écrit par Bella Siri, Hortense Mafouasson, Eileen Nchanji et Paul Aseete pour le blogue de l’Alliance Biodiversity & CIAT, intitulé « From local seeds to lasting impact: Angel Tadie’s inspiring journey into seed production. » Pour lire l’intégralité de l’article, cliquez sur : https://alliancebioversityciat.org/stories/local-seeds-lasting-impact-angel-tadies-inspiring-journey-seed-production
Photo: Angel Tadie Credit: Alliance Bioversity & CIAT