Nelly Bassily | novembre 10, 2008
Un seau en main, une femme arrose un mini-terrain à côté de sa maison. Sa parcelle de terre ne mesure que deux mètres de diamètre, mais sur ce petit espace poussent des bananiers. Au sommet du monticule de terre, il y a une tranchée qu’elle remplit avec du compost organique.
Dans le sud du Rwanda, ces champs minuscules sont mieux connus sous le nom d’akalima k’igikoni ou jardins familiaux. Dans cette région, où la disponibilité des terres est limitée, la population a mis au point des méthodes ingénieuses pour cultiver la terre sur de petites surfaces.
La culture des fruits et des légumes n’a pas toujours été populaire chez les Rwandais. Jusqu’à récemment, ces cultures n’étaient pas considérées comme rentables. Mais l’idée de cultiver des aliments sur de petits espaces est de nos jours plus populaire, grâce à un programme gouvernemental qui a fait la promotion de cette idée.
Benoît Nyandwi a eu une idée originale de potager. À son domicile, dans le district de Ruhango, dans le sud du Rwanda, il utilise des vases où il fait germer des fruits comme des fraises, des oranges et des citrons, et même des betteraves. M. Nyandwi dit que son idée de petit jardin vient de ce qu’il se disait que s’il pouvait utiliser un vase pour faire pousser des fleurs, il pouvait bien y faire pousser des fruits. En 2006, il a pu rénover sa maison avec les profits qu’il a faits avec la vente de ses fruits.
Cultiver la terre sur de petites surfaces contribue également à améliorer l’alimentation familiale en ajoutant des fruits et des légumes aux repas de base. Charles Ndagijimana est professeur dans le district de Butare et a son propre potager. « Pourquoi acheter des fruits et des légumes sur le marché s’il y a de l’espace inutilisé dans votre maison? » demande ce professeur.
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