1. République Démocratique du Congo — Les cochons d’Inde font leur chemin dans les foyers et les régimes alimentaires (AFP, CIAT)

| mars 1, 2010

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Des petits rongeurs à fourrure se retrouvent de plus en plus dans certains foyers congolais. Ils s’alimentent de déchets de cuisine et se reproduisent souvent. Mais ne nous inquiétez pas, ce ne sont pas des ravageurs. Ce sont des cochons d’Inde. Ils peuvent être une source importante de protéines pour les familles congolaises.

Les cochons d’Inde, aussi appelés cobayes, sont originaires d’Amérique du Sud. Dans de nombreux pays sud-américains, la viande de cochon d’Inde est une partie importante du régime alimentaire. Ils ont un goût semblable à la viande de porc, de poulet, ou de lapin.

Personne ne sait comment ni quand les cochons d’Inde ont fait leur apparition en Afrique. Mais, l’an dernier, un groupe de chercheurs internationaux les ont découverts en République Démocratique du Congo. Maintenant, les populations rurales du Nord et du Sud-Kivu font le « micro-élevage » de ces rongeurs.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les cochons d’Inde se sont bien adaptés à cette partie du pays. Dans le cadre du conflit en cours, les animaux d’élevage qui sont plus gros sont plus souvent volés. Mais les cochons d’Inde sont petits et faciles à dissimuler. Ce sont aussi des animaux rustiques. Ils peuvent survivre en mangeant des déchets de cuisine. Et ils sont moins susceptibles aux maladies que des porcs, des poulets et des lapins.

Les cochons d’Inde se reproduisent souvent et grandissent rapidement. Une femelle peut donner naissance à 15 petits par an. Les petits atteignent le poids d’un kilogramme en l’espace de trois mois, et sont alors prêts à être mangés ou vendus au marché.

Des chercheurs du Centre international d’agriculture tropicale ( CIAT) recherchaient des moyens pour stimuler la production de bétail dans la région quand ils ont constaté que l’élevage de cochons d’Inde se faisait déjà dans la région. Le groupe de recherche était initialement axé sur le porc et la volaille.

Michael Peters dirige le Programme de cultures fourragères au CIAT. Il dit que personne n’avait envisagé l’élevage des cobayes lorsque le programme commençait. Maintenant, il pense que les rongeurs pourraient être indispensables.

Le CIAT espère aider les communautés rurales à améliorer les pratiques d’alimentation animale pour produire plus d’animaux sains. Par exemple, ils espèrent identifier les périodes où le fourrage pour fins d’alimentation animale estinsuffisant, et trouver des moyens pour combler les pénuries. Le CIAT enquêtera aussi sur les fourrages pour savoir lesquels pourraient faciliter une croissance encore plus rapide des cochons d’Inde et produire une viande plus nutritive.