Mozambique : La demande forte pour le pain de singe permet aux commerçants de réaliser plus de profits

| février 7, 2022

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Nouvelle en bref

Ezequiel Joao Brandao vit dans la ville de Chimoio, au Mozambique. Il vend des pains de singe au marché de Mercado 38mm, un marché à ciel ouvert où les gens vendent divers produits alimentaires et articles de seconde main. Le pain de singe est très recherché au Mozambique, car sa pulpe sert d’agent épaississant dans la préparation de multiples boissons, jus, confitures et sucettes glacées faites maison. Ce fruit est également utilisé comme agent de coagulation dans le fromage et le yaourt. Monsieur Brandao achète couramment le pain de singe chez des cueilleurs, dont la plupart sont des femmes et de jeunes garçons du district de Guro, dans la province de Manica, et du district de Tambara, dans la province de l’ouest Tété.

Ezequiel Joao Brandao est optimiste concernant son commerce de pain de singe. L’homme de 40 ans est assis sur un petit banc dans un marché animé et bondé. Il se prépare à vendre les pains de singe à ses client.e.s.

Monsieur Brandao déclare : « Je ne voulais pas continuer à vendre des légumes frais, car j’étais trop frustré à cause des prix bas. Il y a huit ans, je me suis rendu dans le district de Guro où j’ai vu le pain de singe. J’ai acheté huit sacs pour essayer de les vendre pour changer. »

Il ajoute : « La réaction de la clientèle fut extraordinaire et j’ai vendu tous les sacs de pain de singe en un jour. Tout doucement, j’ai commencé à apporter de plus en plus de sacs au marché et cinq mois plus tard, j’abandonnais le commerce de légumes pour me spécialiser dans la vente du pain de singe. »

Monsieur Brandao vit dans la ville de Chimoio, au Mozambique. Il vend le pain de singe au marché de Mercadro 38mm, un marché à ciel ouvert où les gens vendent divers produits alimentaires et articles de seconde main.

Il explique : « Pendant ces 16 dernières années, j’ai tenté de vendre presque toutes sortes de cultures marchandes comme le haricot, le maïs et les fruits. Mais je trouve le pain de singe plus rentable. »

Le pain de singe est en forte demande au Mozambique, car sa pulpe sert d’agent épaississant dans la préparation de multiples boissons, jus, confitures et crèmes glacées faites maison. Ce fruit est également utilisé comme agent de coagulation dans le fromage et le yaourt.

Monsieur Brandoa poursuit son explication : « La pulpe sert également d’assaisonnement dans des plats traditionnels. Je n’ai vraiment pas de problèmes de clients, car les gens de cette région aiment consommer ces aliments. »

Monsieur Brandao achète couramment le pain de singe chez des cueilleurs, dont la plupart sont des femmes et de jeunes garçons du district de Guro, dans la province de Manica, et du district de Tambara, dans la province de l’ouest Tete.

Le marché du pain de singe a augmenté de façon considérable pour monsieur Brandao. Il explique : « Maintenant, j’ai des acheteurs presque partout dans le pays, mais je passe la majeure partie de mon temps ici au marché de Mercado 38mm tout simplement pour être proche de ma clientèle. »

Il ajoute : « Mes clients achètent le pain de singe pour produire des glaces, des confitures, des yaourts, de la mousse et des sucettes glacées, ainsi que pour des médicaments traditionnels pour contrôler la tension artérielle. »

Anifa Daudo Osman est responsable d’une organisation non gouvernementale locale dénommée Micaia Foundation qui en 2008 a créé la société Baobab Mozambique (BPM) pour acheter les pains de singe et offrir des formations aux personnes qui les cueillent.

Selon Andrew Kingman, directeur de BPM, la société fut créée en 2015 par Eco-Micaia Ltd., une des organisations opérant sous l’égide de Micaia Foundation. Il explique que cette création est intervenue lorsque, durant un projet de Micaia Foundation, le personnel constata que les femmes du secteur de la cueillette de pain de singe étaient exploitées par les commerçants.

Madame Osman précise : « Nous avons créé BPM parce que nous y avons vu une possibilité d’affaires qui permettrait également aux communautés des zones de cueillette de pain de singe où nous aidons les femmes et les jeunes à développer des idées sur la façon dont ils peuvent investir l’argent de la vente de pains de singe. »

Le pain de singe aide beaucoup de femmes à gagner un revenu de différentes manières, telles que la cueillette, la vente et l’ajout de valeur dans différentes usines. Melita Raul fait partie des femmes qui travaillent dans une de ces usines qui transforment le pain de singe.

Elle déclare : « Je ne compte plus aller en ville pour chercher du travail, car la transformation du baobab est devenue une partie de ma vie. Cependant, c’est une activité saisonnière. Par conséquent, lorsqu’il n’y a pas de pain de singe, je rentre chez moi et je travaille au champ pour produire la nourriture. »

Monsieur Brandao, lui aussi, a mis de côté ses anciennes ambitions au profit du pain de singe parce qu’il dit que le commerce de baobab est plus lucratif.

Il explique : « J’ai essayé de travailler comme chauffeur de camion, mais je n’étais pas content des bas salaires, des pannes et des longues heures de conduite. Maintenant, je suis heureux, car je gagne jusqu’à 638 300 meticais mozambicains (1 000 $ US) par mois. Je ne songe même pas à travailler pour quelqu’un d’autre aussi longtemps que je pourrai vendre le pain de singe et la pulpe. »

Cette nouvelle a été produite grâce à une subvention de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit GmhH (GIZ) qui met en œuvre le projet des centres d’innovations vertes.

Photo : Une femme vend des fruits de baobab sur un marché. Crédit : Charles Mangwiro.