L’article de cette semaine qui nous provient du Kenya parle d’une éleveuse qui a délaissé les bovins au profit des chameaux à cause de la sécheresse, et qui est désormais heureuse d’élever des chameaux et de pouvoir vendre du lait de chamelle. Notre Texte radiophonique de la semaine parle également de sécheresse, de chameaux et lait de chamelle. Il souligne également certains avantages que procurent ces animaux aux agriculteurs et aux agricultrices des régions arides et semi-arides.
Durant les périodes d’extrêmes sécheresses survenues en 2000, plusieurs bovins de la communauté maasaï du Kenya sont morts. Les membres de cette communauté ont commencé à voir d’un œil plus favorable un animal qui avait survécu à la sécheresse : le chameau. Les chameaux résistent aux sécheresses en broutant des feuilles dont ne peuvent se nourrir d’autres animaux. Une chamelle en lactation peut passer 12 jours sans boire. Les chameaux résistent également à la plupart des maladies.
On peut traire les chamelles quatre fois par jour au maximum. Elles produisent du lait pendant toute l’année. Cette source intarissable de lait peut devenir une source fiable et constante de revenus et d’aliment nutritif pour la famille et la communauté lorsque leurs réserves d’autres aliments s’épuisent. Cela peut s’avérer particulièrement important pour les communautés, y compris les communautés d’éleveurs confrontées à une diminution de leurs ressources en raison de la sécheresse et du processus de désertification.