Florence Acquaye : Trouver un équilibre entre l’éducation de ses enfants et son travail à Radio URA, au Ghana

| mars 6, 2017

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Florence Acquaye est toujours au pas de course. Cela semble être la seule façon dont on peut décrire l’énergie de cette femme de 42 ans à mesure qu’elle passe d’un agriculteur à l’autre avec son enregistreur.

Elle maintient une ambiance chaleureuse et débordante d’énergie pendant qu’elle pose des questions et enregistre la voix de chaque agriculteur et agricultrice aux fins de diffusion. Elle porte en même temps son fils cadet, Jo, bien attaché au dos.

Dans les moments tranquilles, où lorsque Jo pleure, Mme Acquaye prend cinq minutes pour l’allaiter ou le confier à une des nombreuses femmes du voisinage qui s’amusera avec lui pendant qu’elle poursuit son travail.

Mme Acquaye est radiodiffuseuse à la Radiotélévision du Ghana (GBC). Elle travaille à Radio URA, la filiale de la GBC, à Bolgatanga, dans la région du Haut Ghana oriental.

Elle est employée par les services en langue locale de la station, où elle anime des émissions en garune, sa langue maternelle. Mme Acquaye a commencé à travailler pour la station à l’âge de 17 ans, après ses études secondaires. À ce moment, elle animait en anglais, mais lorsqu’il y a eu un poste de présentatrice en langue garune à pourvoir, Mme Acquaye a sauté sur l’occasion.

Aujourd’hui, elle anime diverses émissions à Radio URA. Elle est la première voix qu’on entend en garune à l’émission du matin, et durant une émission-débat sur la politique. Elle anime également une émission sur le développement communautaire. Mme Acquaye est la principale présentatrice d’une émission agricole, réalisée en partenariat avec Radios Rurales Internationales.

Elle affirme avoir appris beaucoup de sa collaboration avec Radios Rurales Internationales, en particulier à ce qui a trait à gestion d’une émission : « Ils vous montrent vraiment comment diffuser des émissions sur des problèmes, comment gérer le temps, afin qu’à la fin d’une émission de 30 minutes vous soyez en mesure de couvrir le maximum de points, » explique-t-elle. Elle soutient qu’elle a également appris à préparer des guides sur les émissions, trouver les personnes ressources et travailler suivant les normes V.O.I.C.E de Radios Rurales Internationales.

Mme Acquaye a un autre défi à relever. Comme elle n’a personne à la maison pour s’occuper de son enfant, elle amène son fils de six mois lorsqu’elle va travailler.

« Je me sens privilégiée, car dans mon pays, dans la plupart des services, vous n’êtes pas autorisée amener un enfant [au travail], » dit-elle.

Le fait qu’elle n’ait pas de nounou peut lui compliquer la tâche lorsqu’il lui faut se rendre à des ateliers ou lorsqu’un de ses deux fils est malade. Toutefois, Mme Acquaye parvient généralement à trouver un équilibre entre la garde de ses enfants et son travail à Radio URA. Elle paie une fille pour s’occuper de son fils lorsqu’elle doit animer une émission afin d’éviter d’être dérangée pendant qu’elle est à l’antenne.

Elle ajoute : « En tant que mère célibataire, j’aime faire de mon mieux. Le plus difficile c’est le fait que je veux concevoir la meilleure émission. Alors, en ce qui me concerne, la réalisation d’une émission [agricole] suivant les normes [V.O.I.C.E] de Radios Rurales Internationales a été toujours été un défi pour moi. »

Même si Mme Acquaye apprécie la popularité dont elle jouit du fait qu’elle anime à l’antenne, elle aime aussi faire une différence dans la vie des gens.

« Lorsque vous faites une émission, que vous allez dehors et que les gens vous voient et saluent votre façon de présenter l’émission et expriment leur joie, en vous expliquant comment vous les avez aidés à résoudre un ou deux problèmes, c’est qui me permet de garder le cap, » dit-elle.

Elle ajoute : « La radio est un outil puissant qui touche les gens partout dans le monde. »

Cet article a été initialement publié en août 2016.