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Ghana : Bannir les balances rustiques pour aider les agriculteurs à obtenir des prix équitables (Programme alimentaire mondial)

Au Ghana, les cultivateurs de maïs n’ont généralement pas leur mot à dire concernant les prix qui leur sont proposés. Un agriculteur qui vend un sac de maïs plein de « taille 5 » qui pèse entre 150 et 170 kilogrammes pourrait recevoir le prix d’un sac de 100 kilogrammes seulement.

Les agriculteurs ghanéens vendent leurs récoltes à l’aide un système informel appelé « bushweight » (balance rustique), et peuvent perdre jusqu’à 40 pour cent de la valeur du maïs qu’ils récoltent.

Toutefois, un récent changement visant à introduire des sacs standardisés, des prix standardisés et des balances sur certains marchés pourrait vraisemblablement aider les agriculteurs à gagner un revenu plus fiable.

Fati Mahama est une petite cultivatrice de maïs. Elle ne savait pas que le système de balance rustique lui faisait perdre de l’argent jusqu’à ce qu’elle commence à vendre des produits au Programme alimentaire mondiale (PAM). Le PAM achète du maïs avec les agriculteurs d’exploitations familiales, mais il se sert de balances pour s’assurer que les agriculteurs reçoivent des prix équitables.

Mme Mahama déclare : « Les balances nous aident à gagner plus d’argent…. Lorsque j’ai pesé mes six sacs bien remplis, je me suis retrouvée avec neuf sacs maxi [sacs de 100 kilogrammes], dont j’ai réensaché le contenu dans 18 petits sacs [de 50 kilogrammes] que j’ai vendus au PAM pour un montant plus élevé. »

Même s’ils connaissent les prix en vigueur sur le marché, les agriculteurs n’ont pas vraiment un pouvoir de négociation. Mais dans certaines régions, ils tentent de remédier ensemble à ce problème en travaillant au sein d’associations paysannes.

Dans la commune d’Ejura-Sekyedumasi, en région ashanti, les associations paysannes ont déposé une requête auprès des autorités locales pour leur demander d’imposer des prix standardisés sur le marché du maïs.

Les autorités locales ont examiné la question avec les agriculteurs, les commerçants et les transporteurs. Elles ont découvert que les mesures précédentes visant à introduire les balances avaient échoué, car cela revenait cher d’entretenir les balances étalonnées et de les garder en bon état.

Alors, les agents ont décidé de rendre obligatoire l’utilisation des sacs de « taille 4 » pouvant contenir 110 kilogrammes, plutôt que 150 à 170 kilogrammes.

Les stations de radio, y compris certaines qui collaborent avec Radios Rurales Internationales, sont des acteurs clés dans la mise en œuvre de ce changement. Avec les tribunes téléphoniques, les radiodiffuseurs et les radiodiffuseuses ont permis aux agriculteurs et aux agricultrices d’exploitations familiales et aux commerçants d’exprimer leurs préoccupations concernant le marché du maïs. Les radiodiffuseurs et les radiodiffuseuses se sont également assurés que les gens étaient au courant des changements liés à l’introduction des sacs de « taille 4 ».

Au début, les commerçants se sont opposés aux sacs standardisés à cause du travail supplémentaire que nécessitait le réensachage du maïs dans de plus petits sacs. Cependant, le changement visait à créer plus de transparence et de confiance entre les agriculteurs et les acheteurs.

Désormais, les agriculteurs gagnent la valeur intégrale de leurs produits, et sont capables de mieux calculer leurs revenus pour la saison.

Pour lire l’intégralité de l’article duquel provient cette histoire intitulée « Interdiction des balances rustiques : aider les agriculteurs d’exploitations familiales à obtenir des prix équitables », cliquez sur : http://www.wfp.org/blog/blog/banishing-bushweight-helping-small-scale-farmers-earn-fair-prices [1]