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Éthiopie : L’attention des agriculteurs pour l’alimentation et les soins des poules contribue à l’augmentation des revenus de leurs familles

Le jour se lève et Asfo Wass se réveille, plein d’énergie, et impatient de s’occuper de ses poules. Il balaie le poulailler et ajoute une quantité suffisante d’eau et de nourriture. Cela fait près de deux ans qu’il élève des poules et il est satisfait du revenu qu’il gagne, et qui l’aide à subvenir aux besoins de sa famille de six personnes.

Pour garder ses poules en bonne santé, monsieur Wass fait très attention à la façon et à la nature des aliments dont il les nourrit. Il explique : « Chaque matin avant d’emmener les enfants à l’école, je m’assure que les poules sont bien nourries et qu’elles ont assez d’eau. Je leur donne un mélange de maïs et de riz trois fois par jour. »

Monsieur Wass achète 50 kilogrammes de maïs et la même quantité de riz pour un mois, puis il apporte le mélange au moulin pour en faire de la nourriture pour ses poules. Il ajoute : « Ma femme m’aide à nourrir les poules et à les faire sortir du poulailler, car elles ont également besoin de la lumière du soleil pour être en bonne santé. »

Monsieur Wass a quatre enfants et vit dans la localité de Yali, dans le village de Semen Bench, dans la Région des nations, nationalités et peuples du Sud, ou RNNPS, en Éthiopie. Il affirme vouloir développer son activité avicole pour augmenter le revenu généré par les poules. La meilleure manière d’y parvenir c’est de donner de bons aliments à ses poules et de veiller sur leur santé.

Il croit avoir maintenant les compétences et les connaissances nécessaires pour gagner plus de revenus avec l’aviculture afin de permettre à sa famille de jouir d’une meilleure vie.

Il explique : « Durant ces deux dernières années, j’ai appris des techniques pour réaliser le maximum de profit en élevant de poules en bonne santé et commercialisables. J’ai suivi des formations offertes par des vétérinaires dans notre région et je participe à ces formations régulièrement pour connaître les méthodes d’élevage des poussins. » Monsieur Wass a suivi sa formation dans la Ferme avicole de Bonga, dans la Zone de Kaffa, au sud de l’Éthiopie.

Monsieur Wass possède actuellement 20 poules. Il a récemment dépensé 300 birr éthiopiens (7,83 $ US) pour recevoir 20 poussins supplémentaires durant les prochaines semaines.

Il explique : « J’ai suffisamment d’espace pour élever des poules sur ma ferme. Je compte aménager un autre poulailler pour les 20 poussins que je recevrai bientôt. » La bonne préparation de la ferme pour accueillir les nouveaux poussins est un aspect important de la prévention des maladies des poules.

Abiy Alemayehu est un expert agricole de la ville d’Hawassa, dans la RNNPS. À ses dires, la formation des agriculteurs(trices) sur l’élevage des poules se fait en collaboration avec l’ONG Ethio-Chicken. Une fois qu’ils/elles s’engagent dans l’élevage des poules, les responsables de la formation font un suivi pour s’assurer que la production se passe bien.

Monsieur Wass soutient qu’une des leçons les plus importantes qu’il a apprises des formations concerne la façon de protéger la volaille contre les maladies.

Il explique : « Il y a des saisons où les poussins sont vulnérables aux maladies et c’est à ce moment que la formation s’avère utile. J’ai appris qu’il est essentiel que les poussins reçoivent trois séries de vaccins. »

Il affirme qu’il est important de faire un suivi auprès du personnel vétérinaire pour s’assurer que les poules malades reçoivent les bons médicaments. Il ajoute : « J’espère être un modèle pour mes camarades éleveurs. Je les informerai de ce que j’ai appris, afin que mes connaissances puissent leur profiter. »

Monsieur Wass raconte qu’il a goûté aux fruits du succès en élevant des poules et qu’il croit pouvoir augmenter le nombre de poules de sa ferme pour réaliser plus de bénéfices.

Il ajoute : « L’an dernier, j’ai gagné plus de 50 000 birr éthiopiens (1 330 $ US) en appliquant juste le contenu de la formation que j’avais suivie sur l’élevage de la volaille. J’ai pu élever et vendre des poules quatre fois. »

L’aviculture est devenue sa principale source de revenus et il pense pouvoir subvenir aux besoins de sa famille grâce à la volaille. Il déclare : « Je suis décidé à envoyer mes enfants dans de bonnes écoles grâce au revenu de la volaille. »

La présente nouvelle a été produite grâce au soutien financier de l’IFC dans le cadre de l’émission radiophonique sur l’augmentation de la production avicole en Éthiopie.