Des agriculteurs sont arrêtés après un accrochage avec des bergers (allAfrica; agences)

| août 26, 2013

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Des pasteurs et des agriculteurs ont eu une dispute la semaine dernière, dans le District Sandu de la Division Upper River, en Gambie, selon un rapport du District. Cinq agriculteurs ont été arrêtés à la périphérie du village de Jendeh, après que dix bergers ont laissé leur bétail entrer sur des terres agricoles et manger les plants cultivés.

Les bergers ont conduit leur bétail dans les fermes, détruisant du maïs et d’autres cultures. Une femme qui a vu les vaches dans les champs a dit aux villageois que du bétail était en train d’envahir leurs fermes. Ils se sont précipités pour protéger leurs cultures et chasser le bétail. Mais ils se sont heurtés à la résistance des bergers, et une bagarre s’en est suivi.

Finalement, le bétail a été conduit dans une forêt voisine. Les bergers ont été avisés de passer leur chemin, mais ils ont refusé. L’Unité d’intervention paramilitaire de la ville de Basse est arrivée plus tard et a arrêté les agriculteurs ainsi que la femme qui avait rapporté l’affaire aux villageois.

Ce n’est là qu’un incident parmi beaucoup d’autres, sur le continent. En juin dernier, des conflits ont fait des morts dans la vallée de Rufiji, dans le sud-est de la Tanzanie. Des agriculteurs ont eu un accrochage avec des pasteurs que la sécheresse les avaient forcés à venir dans la région, à la recherche de terre et d’eau pour leurs animaux.

Josia Mwakitwanga est un agriculteur de Rufiji. Il dit : « [Des pasteurs] sont venus ici pour causer le chaos sur notre territoire. On en a marre, et ce problème doit cesser. Nous avons souvent rapporté ces incidents aux autorités, mais aucune mesure n’a été prise. »

Au Burkina Faso, le Ministère des ressources animales estime que quelques 600 conflits se produisent chaque année au pays. Ils impliquent souvent des morts parmi les pasteurs, les agriculteurs ou des agents du gouvernement, la destruction de fermes ou de maisons, et des animaux blessés ou tués. D’après le Directeur des Affaires pastorales du Ministère, 55 personnes ont été tuées au cours des 4000 disputes répertoriées durant les quatre dernières années, et le nombre de cas augmente chaque année.

D’un bout à l’autre de l’Afrique, la prolifération d’armes et de munitions a conduit à une augmentation marquée de conflits impliquant du bétail. Jérémie Ouedraogo est le Ministre des Ressources animales du Burkina Faso. Il dit : « C’est très sérieux. Comment pouvons-nous parvenir à une situation où nous puissions utiliser nos ressources naturelles ensemble, sans en venir à un conflit? C’est le but que nous espérons atteindre. »