- Barza Wire - https://wire.farmradio.fm -

4. La société civile planifie une grève générale de 3 jours (Agence France-Presse, RFI)

La société civile au Burkina Faso est extrêmement active face à la flambée des prix, une grève générale de 72 heures est prévue sur l’ensemble du territoire burkinabé du 13 au 15 mai prochain. Un mouvement de la société civile, dénommé « Coalition contre la vie chère » réclame, entre autres, une augmentation de 25 % des salaires des agents des secteurs publics, para-publics et privés, et ce, de façon rétroactive depuis janvier 2001.La cherté de la vie a aussi poussé des syndicats qui font partie de la coalition contre la vie chère à exiger que le gouvernement réduise de façon significative les prix des denrées de première nécessité dont le riz, le mil, le maïs, le haricot, le sel, le sucre et le lait.

Face à plusieurs manifestations qui ont dégénéré à la violence, le gouvernement burkinabé a reconnu que les prix de ces produits ont subi une hausse inacceptable et a annoncé une suspension des droits de douane, pour une période de trois mois, sur les produits importés de première nécessité, afin d’atténuer la flambée des prix. Mais cela n’est pas satisfaisant aux yeux des manifestants et des travailleurs.

M. Ernest Yoda est le président de l’Union des producteurs de riz de Bagré. Il dit que les riziculteurs de cette région de l’est du Burkina Faso pourraient atteindre l’autosuffisance alimentaire en riz s’ils recevaient une subvention de 1 milliard de francs CFA (2,4 millions de dollars américains ou 1,5 million d’euros) de l’État.

Depuis 2006, près de 2000 paysans de la plaine de Bagré cultivent le riz sur une étendue de 1,600 hectares, sur les rives du fleuve Nakambé. Mais la plaine a un potentiel de 30 000 hectares irrigables.

M. Yoda soutient que cette région présente un potentiel d’autosuffisance national en riz, mais qu’il doit y avoir derrière cela une volonté politique.

La Coalition contre la vie chère a été instituée après les manifestations de la mi-mars dans plusieurs villes du Burkina Faso, où les manifestants s’en sont pris aux bureaux du gouvernement et ont incendié des voitures, des boutiques et des stations service. Les syndicats burkinabés avaient déjà lancé un appel à la grève générale les 8 et 9 avril derniers pour réclamer une augmentation des salaires, le contrôle des prix et la réduction des taxes sur les carburants.