1. Afrique : Une décision sur les “Food miles” favorise les agriculteurs africains (Times Online, Mail Online, agrifoodstandards.net)

| février 9, 2009

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Depuis près de deux ans, des agriculteurs comme Jane Kimani ont été au centre d’un débat animé au sujet de soi-disant ‘food miles’. Le concept de ‘Food Miles’ se réfère à la distance parcourue par notre nourriture de son point de production à son point de consommation ainsi qu’à l’impact environnemental qu’à ce déplacement.

Depuis sa plantation d’avocats et de bananes en 2007, Mme Kimani a répondu aux questions d’un journaliste britannique. L’agricultrice kenyane a expliqué qu’elle ne pouvait jamais se permettre d’acheter ni engrais chimiques ni pesticides. Il y a quelques années, son mari et elle se sont joints à un groupe qui a obtenu une certification biologique.

Mme Kimani fait partie du Groupe d’agriculteurs biologiques Wangige. Leurs produits sont certifiés par l’Association Soil, une organisation qui certifie la plupart des fruits et légumes biologiques vendus au Royaume Uni. Grâce à cette reconnaissance officielle, les agriculteurs ont vendu leurs produits à de meilleurs prix, et la famille de Mme Kimani a pu améliorer ses conditions de vie.

Environ 150 000 agriculteurs kenyans gagnent leur vie en tant qu’agriculteurs biologiques. Beaucoup d’entre eux envoient leurs produits au Royaume Uni. En fait, les consommateurs britanniques dépensent, chaque année, plus d’un million de livres sterling (environ 1,5 million de dollars américains soit 1,1 million d’euros), pour des produits biologiques importés du Kenya, de l’Éthiopie, de la Tanzanie, de la Zambie et du Zimbabwe.

En 2007, le marché florissant des fruits et légumes biologiques entre l’Afrique et le Royaume Uni a failli être arrêté. Cette année-là, l’Association Soil a commencé à examiner les émissions de gaz à effet de serre liées au transport aérien des fruits et légumes. L’Association a considéré alors retirer son sceau de certification biologique des produits affrétés par avion.

Des compagnies aériennes, des supermarchés, des environnementalistes et des défenseurs d’agriculteurs ont alimenté le débat qui s’en est suivi.

L’Association Soil est récemment parvenue à une décision, en faveur des agriculteurs africains. Francis Blake est le directeur technique de l’Association Soil. Il dit que l’organisation a été lourdement influencée par des discussions avec des organisations d’agriculteurs africains. Ces consultations ont mis en évidence les bénéfices sociaux de l’agriculture biologique.

Des recherches conduites par l’Institut international pour le développement de l’environnement ont aussi eu une grande influence. Une étude a montré que, bien que les aliments expédiés par voie aérienne à partir de l’Afrique sont source de gaz à effet de serre, les méthodes utilisées par les agriculteurs biologiques d’Afrique sont plus respectueuses de l’environnement que les pratiques intensives généralement utilisées en Europe.

La décision permettra à Mme Kimani et, aux autres agriculteurs dans son cas, de continuer de bénéficier des meilleurs prix pour leurs produits certifiés biologiques.
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