1. Afrique: promotion du lait localement produit, suite aux cas de contamination au lait chinois (Le Soleil, Angola Press Agency, The East African)

| octobre 6, 2008

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Dans le village de Koutal, dans la région de Kaolack au centre du Sénégal, l’élevage laitier est une activité collective. Il existe de nombreux troupeaux communaux, dont beaucoup sont gérés par des femmes. Le bétail ainsi que leurs produits laitiers sont très appréciés par la communauté.

Oumou Khairy Bâ est présidente d’une association de productrices laitières connue sous le nom de Directoire régional des femmes en élevage. Elle explique que le groupe voulait faire davantage la promotion de ses produits dans la région de Kaolack. À cette fin, le groupe a obtenu une unité de pasteurisation. Maintenant, les femmes du groupe peuvent transformer le lait en d’autres produits tels que le yaourt et le lait caillé. Mme Bâ dit que les ventes vont bien, et les productrices laitières comptent ouvrir des kiosques à Kaolack pour y vendre leur lait et leurs produits laitiers.

Ce modèle de production laitière, qui est très prisé au niveau local, est très différent de celui des grandes compagnies laitières chinoises qui ont récemment produit du lait frelaté. Les entreprises chinoises ont ajouté de la mélamine dans les produits laitiers afin de simuler une plus grande teneur en protéines. À ce jour, quatre enfants sont morts et plus de 50,000 personnes sont tombées malades en Chine après avoir bu le lait frelaté.

Dans toute l’Afrique et à travers le monde, des inspecteurs alimentaires ont travaillé à identifier tous les produits contenant du lait importés de la Chine et qui pourraient contenir de la mélamine. Les détaillants tentent de retirer le lait chinois ainsi que tous les produits faits avec du lait chinois de leurs tablettes. Alors que le scandale a ébranlé la confiance des consommateurs quant au lait importé, certains producteurs de lait africains, à plus petite échelle, s’efforcent d’accroître leur production.

À la fin du mois de septembre, alors que le scandale du lait frelaté de Chine devenait une sérieuse affaire publique, une compagnie laitière angolaise a lancé une marque de lait local. Des berlingots d’un litre de la marque de lait « Waku » sont maintenant vendus dans les rayons des supermarchés de la région de Waku Kungo dans l’ouest de l’Angola. La compagnie a souligné que ce lait est fait avec des ingrédients angolais de première qualité.

Alors que les producteurs de lait angolais cherchent à se faire une place sur le marché local, le Kenya a du mal à répondre à la demande. L’industrie laitière au Kenya a pourtant augmenté sa production de 50 % au cours des cinq dernières années parce que ses habitants consomment plus de lait et que les marchés d’exportation sont en plein essor.

Machira Gichohi est directeur général de la Kenya Dairy Board. Il dit que le pays est confronté à une pénurie de produits laitiers de 450 millions de litres et ne sera pas en mesure de satisfaire les commandes pour l’exportation. M. Gichohi a expliqué que les violences post-électorales ont frappé de plein fouet deux régions productrices de lait: Nyanza et la Vallée du Rift. Ça pourrait prendre des années avant que les producteurs laitiers de ces régions ne rétablissent leurs niveaux de production.
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