1. Afrique: Les réfugiés deviennent autonomes et assurent leur sécurité alimentaire grâce à l’agriculture (Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés)

| février 18, 2008

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Bizimungu Dieudonné est arrivé au Zimbabwe il y a cinq an avec un sac de maïs accroché à son vélo. Il fuyait la guerre civile au Burundi. Comme des milliers d’autres qui fuyaient la violence sévissant dans leur pays d’origine, il a été accueilli dans le camp de réfugiés de Tongogara. Au Burundi, M. Dieudonné était tailleur. Mais dans le camp, il n’y avait pas de travail pour lui. Lorsque son seul sac de maïs fut épuisé, il a commencé à dépendre de la ration alimentaire fourni par les Nations Unies. Quand finalement un programme de formation agricole lui a offert une chance de devenir autosuffisant, il avait hâte de commencer. M. Dieudonné fait, depuis, pousser son propre maïs et veut apprendre à connaître et cultiver d’autres denrées.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés constate qu’il y a moins de conflits armés en Afrique qu’il n’y en avait il y a 20 ans. Cependant, les nombreux conflits qui persistent – dans des pays comme le Burundi, la République Démocratique du Congo, la Somalie et le Soudan – ont gardé les gens loin de chez eux depuis des années. C’est pourquoi l’ONU a commencé à se concentrer sur la formation agricole pour les réfugiés. Les réfugiés apprennent à produire des denrées alimentaires pour leur famille et à produire des récoltes pour en tirer profit.

La majorité des réfugiés dans le camp de Maratane au Mozambique sont originaires de la République Démocratique du Congo. Ils ne savent pas quand la situation sera suffisamment sécuritaire pour leur permettre de rentrer chez eux. En attendant, plusieurs familles ont acquis des poules pondeuses à travers un programme de prêts. Ces poules complémentent les rations alimentaires et fournissent aux familles un revenu. L’ONU espère qu’avec le temps, chaque ménage dans le camp pourra faire l’élevage de poulets.

Mendes Munguambe est le responsable du bureau des Nations Unies dans le camp de réfugiés de Meheba en Zambie. La plupart des gens à Meheba sont originaires de l’Angola. Bien que beaucoup d’Angolais soient retournés dans leur pays, des milliers de personnes ont choisi de rester. M. Munguambe dit que tant que des réfugiés vivent dans ce camp, l’ONU veut que la communauté soit auto-suffisante.

Ceux qui restent ont été encouragés à se joindre à une coopérative agricole où les agriculteurs peuvent partager leurs compétences avec les nouveaux arrivants qui ne savent pas cultiver. La coopération sera également géré commercialement, permettant aux réfugiés de vendre des produits alimentaires à grande échelle dans les villages voisins.

Ce ne sont pas tous les réfugiés en Afrique qui ont la possibilité de cultiver ou d’exploiter de petites entreprises. Certains pays interdisent aux réfugiés de mener à bien de telles activités économiques. Mais pour ceux qui en ont la possibilité, l’agriculture peut offrir fierté et indépendance dans des circonstances difficiles.