Malawi : Des cultivateurs d’arachides récoltent plus en semant deux rangs sur chaque billon

21 January 2019
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Il est tombé des cordes hier, signe pour les agriculteurs et les agricultrices que la saison pluvieuse a démarré. Mais, aujourd’hui, le ciel est nuageux et il fait frais. Grace Chioza est encore occupée à labourer les billons dans son champ de trois acres pour pouvoir produire sa culture commerciale. Elle déclare : « Je sème toujours mes arachides dès les premières pluies. »

Cette veuve de 43 ans et mère de trois enfants cultive des arachides depuis le décès de son mari, il y a neuf ans. Elle déclare : « J’étais très pauvre après la mort de mon mari, car je n’arrivais pas à subvenir aux besoins de ma famille. »

Toutefois, madame Chioza affirme que, depuis 2010, elle sème deux rangs d’arachide sur chaque billon, en vue d’obtenir une plus grande récolte.

Elle explique : « Je sème une graine par trou de plantation…. Je laisse un écart de 10 centimètres entre les plants et un écart de 10 centimètres entre les rangs sur chaque billon. Cette technique est efficace, car je récolte plus d’arachides. »

Madame Chioza vit à Chilonje, un village situé à environ 45 kilomètres à l’est du district de Ntchisi, au centre du Malawi. Les arachides constituent sa principale source de revenus et elle gagne environ 500 000 kwacha malawites (675 $ US) par an.

Elle déclare : « Je récolte 70 à 80 sacs de 50 kilogrammes d’arachides non décortiquées chaque année. Je recommande aux autres de commencer à utiliser cette technique de plantation des arachides en double rang par billon. »

Madame Chiosa voit très peu les agent(e)s de vulgarisation agricoles qui auraient pu l’aider avec des conseils sur la façon de cultiver les arachides. Elle se fie plutôt aux informations provenant des membres de son association paysanne et des émissions radiophoniques des stations Maziko Community Radio et Zodiak Radio que Farm Radio Trust commandite.

Elle explique : « Quand j’écoute la radio, je m’assure d’utiliser les informations spécialisées fournies et cela m’aide réellement. Par exemple : je sais comment soigner les arachides avant, pendant et après la récolte. »

Un des problèmes auquel elle était confrontée autrefois était la contamination des arachides par l’aflatoxine qui les rendait difficiles à vendre. Madame Chioza déclare : « Comme on me l’avait conseillé, je tiens mes arachides séchées loin de l’eau et l’humidité pour éviter l’aflatoxine. »

Alice Kawaye est une agricultrice originaire du village de Twande, dans le district de Ntchisi. Elle a commencé à cultiver des arachides en 2015 et sème également deux rangs sur chaque billon pour maximiser ses rendements et ses bénéfices.

Madame Kawaye déclare : « Semer deux rangs d’arachide sur un billon est très avantageux pour moi. Je récolte 25 sacs de 50 kilogrammes d’arachides par an, et je gagne 90 000 kwacha malawites (environ 120 $ US) par saison. »

Jesimon Kansengwa cultive des arachides dans le village de Tendwa, dans le même district. À l’instar de madame Chioza, il écoute aussi les émissions radiophoniques pour apprendre les techniques de culture des arachides. Il se remémore les conseils des émissions radiophoniques afin de pouvoir les appliquer lorsque la saison agricole démarre.

Monsieur Kansengwa déclare : « Les émissions radiophoniques m’aident beaucoup par rapport aux bonnes pratiques agricoles. Dans l’ensemble, ma production d’arachides se porte bien grâce aux messages radiophoniques que je reçois quand j’écoute. »

Il ajoute : « Les arachides me rapportent presque 80 000 kwacha [110 $ US] chaque année, ce qui est une bonne chose dont il faut se réjouir. Grâce à cet argent, j’ai acheté des porcs et j’élève des poules qui se reproduisent [pour] avoir beaucoup à manger pour ma famille, et subvenir à ses autres besoins. »

Gloria Lidamlendo est spécialiste en protection des végétaux au niveau du district de Ntchisi. Selon elle, les agriculteurs et les agricultrices sont encouragés à cultiver l’arachide en double rang sur chaque billon pour accroître les rendements des petits lopins de terre.

Elle explique : « Nous leur conseillons de soigner leurs cultures chaque fois. Avant et après la récolte, nous leur donnons également des conseils sur la lutte contre l’aflatoxine qui …. [se développe] en raison de la chaleur ou de l’eau avec lesquelles elle [la culture] pourrait entrer en contact. »

Madame Lidamlendo déclare : « Nous conseillons à tous les agriculteurs d’éviter de verser de l’eau sur les arachides déjà séchées. C’est la seule façon de protéger les arachides. »

Madame Chioza profite considérablement de la plantation des arachides en double rang sur un billon, et elle a construit une clôture et une maison en briques cuites pour sa famille. Grâce aux revenus que lui rapportent les arachides, elle parvient également à s’occuper de ses parents très avancés en âge et payer les frais de scolarité de ses enfants.

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